Selon des sources proches de l’institution, l’opération devrait avoir lieu au cours du mois de septembre 2021. Elle fait également suite au succès observé lors de la première phase en 2020.
L’objectif visé, selon les mêmes sources, consiste à appuyer avec efficacité, la relance économique post-Covid19, par le financement du secteur privé. Cette seconde phase vise également à soutenir la mise en œuvre des projets intégrateurs de la Communauté.
L’opération ainsi que les objectifs assignés à cette nouvelle levée de fonds, ont été déclinées à la faveur d’un entretien accordé à la presse, cette semaine, par Fortunato-Ofa Mbo Nchama, le président de la BDEAC.
Selon lui, «Face à la forte croissance des demandes de financement à la BDEAC, des États et des investisseurs de la CEMAC, la banque annonce la mobilisation, courant septembre, de 100 milliards de FCFA, par appel public à l’épargne, sur le marché financier de l’Afrique centrale ». Ce nouvel emprunt devrait également consolider la promptitude de la Banque à répondre aux différents appels de fonds, dans le cadre des projets intégrateurs; et appuyer la relance économique par un renforcement du financement du secteur privé.
Pour le président de la BDEAC, cette stratégie s’inscrit en droite ligne de la stratégie de mobilisation des ressources pour la satisfaction en temps réel des appels de fonds. Laquelle stratégie avait été approuvée par l’Assemblée générale en 2020, pour une enveloppe de 300 milliards de FCFA.
«Nous avons réalisé avec beaucoup de succès une première phase de 100 milliards FCFA en 2020. Effectivement, pour cette année 2021, nous sommes déjà en train de travailler sur la 2e phase, qui portera aussi sur 100 milliards de FCFA», a-t-il déclaré. Avant d’indiquer que sa banque poursuit une meilleure opérationnalisation de la stratégie de mobilisation des ressources visant tant les moyens de la sous-région que ceux du monde entier.
Fortunato-Ofa Mbo Nchama a également évoqué la pléthore des demandes de financements des Etats et des privés, depuis la transformation structurelle de la Banque, avec le crédit dont jouit l’institution désormais auprès de nombreux bailleurs de fonds internationaux comme la Banque européenne d’investissement(BEI).
«Nous nous rendons compte que les sollicitations augmentent, de façon exponentielle, non seulement pour les Etats, mais aussi pour le secteur privé. Vu notre notoriété, nous n’avons plus le droit de ne plus répondre à ces sollicitations. C’est pour cela que nous allons continuer à mobiliser les ressources», a martelé Fortunato-Ofa Mbo Nchama.
Occasion pour lui également d’annoncer la poursuite du financement des projets intégrateurs, suite aux engagements pris à Paris lors de la table ronde des investisseurs de la CEMAC.
Dans ce cadre, le 16 août dernier, la Banque a mis 32,8 milliards de FCFA à la disposition du Congo pour l’aménagement de 93 km de route entre Dolisie et Kibangou, qui constitue la première phase du projet d’aménagement de la route Ndendé-Doussala-Dolisie du corridor Libreville-Brazzaville.
Avec 36,7 % des engagements de financement de l’enveloppe globale promise par les bailleurs, la BDEAC et ses partenaires ont, en une seule année, mis à disposition déjà 36,7% des capitaux promis et indispensables à la concrétisation de cette haute vision des chefs d’Etats de la CEMAC.
«La Banque s’était engagée à injecter seule déjà plus de 308 milliards de FCFA. Moins d’un an plus tard, la BDEAC a déjà approuvé les financements des projets intégrateurs pour pratiquement la moitié. Pour être exacte, pour 49% des engagements qui avaient été annoncés à Paris», a précisé le patron de la BDEAC.
Pour ce qui est de la mobilisation rapide de cette nouvelle enveloppe de 100 milliards de FCFA, par appel public à l’épargne, la Banque va compter sur son attractivité.
«Nous restons convaincus de l’excellente qualité de notre signature, des garanties, et du rendement que nous offrons. Nous ne voyons donc ici aucune difficulté à concourir avec les Etats qui eux-mêmes nous ont donné mandat pour qu’on puisse aller sur ce marché financier de l’Afrique centrale», a ajouté Fortunato-Ofa Mbo Nchama.
Et d’ajouter, «Nous pensons que les investisseurs trouveront de meilleures conditions dans cet emprunt obligataire de la BDEAC. Et nous pensons que toutes les offres ont leur place dans ce marché communautaire et que les réponses vont être fonction des critères des investisseurs».
Pour le plein succès de cette seconde phase, Fortunato-Ofa Mbo Nchama promet le renforcement de l’inclusion financière à travers un nouveau pourcentage de souscription dédié aux personnes physiques exclusivement, ainsi qu’une meilleure rentabilité, le tout dans une sécurité garantie. Il invite au passage les ressortissants de la diaspora à souscrire massivement, le moment venu, afin de « bâtir une base solide pour leur retour dans leurs pays d’origine», déclare-t-il.
La BDEAC annonce également qu’elle poursuivra les mobilisations internationales de ressources toujours pour mieux répondre aux besoins de financement. «Le fait de lancer des appels publics à l’épargne au niveau de la sous-région, c’est aussi pour donner du dynamisme à notre marché. Nous en avons besoin et c’est l’un de nos objectifs dans notre plan stratégique» a conclu Fortunato-Ofa Mbo Nchama



















