Le nouvel accord du Fonds monétaire international (FMI) conclut le 28 juillet 2021, en faveur du Gabon pour une durée de trois ans, dans le cadre de la Facilité élargie de financement (EFF) pour un montant d’environ 306 milliards de FCFA, est différemment apprécié dans le pays.
Si le gouvernement et bien d’autres partenaires au développement s’accordent sur ses contours ainsi que sur les multiples attentes qu’elle charrie, d’autres au contraire, émettent des doutes sur ses capacités à sortir le pays du marasme économique dont il est englué.
Sur ce ton, l’on retrouve l’économiste gabonais Mays Mouissi. Dans un entretien accordé à la presse locale, il exprime son pessimisme et son doute sur la pertinence de ce nouveau programme.
M. Mouissi repose ainsi son analyse sur les indicateurs économiques résultant de l’application du précédent accord, conclu entre le Gabon et l’institution de Bretton Woods, en juin 2017 et qui expirait en juin 2020.
Selon l’économiste « Les objectifs de départ de précédent accord n’ont pas été atteint. « Ni le Gabon, ni le FMI n’ont souhaité faire un bilan du précédent programme », déplore-t-il. « J’observe que les objectifs du nouveau programme qui vient d’être signé sont à peu près les mêmes que ceux du précédent programme », fait – il observer.
Dans ce cadre, il fait allusion au volet lié à la dette. « En 2017, au début du précédent programme, la date du Gabon était de 4 000 milliards de FCFA. Alors qu’on attendait qu’elle baisse, elle a atterri quasiment à 7 000 milliards », souligne-t-il.
En outre, poursuit-il, « 749 000 gabonais étaient considérés comme pauvres au début du premier programme avec le FMI. Ce nombre est toujours à peu près au même niveau voir a un peu augmenté de 3,6% si l’on se refaire aux données du PNUD ».
M. Mouissi pointe également, l’indicateur relatif à l’équilibre des comptes publics. Lequel, souligne-t-il, n’est presque pas toujours atteint malgré l’œil ‘’bienveillant’’ du FMI. Il en est de même, de l’accroissement des recettes publiques qui peine à être réalisé, selon lui.
« Dans ces conditions, conclut-il, l’on peut s’interroger sur la pertinence de réintroduire un programme avec le FMI lorsque le précédent programme n’a pas produit les résultats attendus ».



















