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Accueil Commerce

La CEA s’active pour la mise place d’un outil capable d’identifier les axes les plus rentables pour les investissements et le développement de chaînes de valeur en Afrique centrale

SC par SC
mai 6, 2021
dans Commerce, Coopération, Développement, Economie, Gouvernance, Intégration, International
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Le Directeur du Bureau sous-régional de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique en Afrique centrale, Antonio Pedro.

Le Directeur du Bureau sous-régional de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique en Afrique centrale, Antonio Pedro.

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La Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) vient de présenter les résultats d’une étude sur le bienfondé de la planification géospatiale ainsi que sur les opportunités économiques, le long des corridors de transports d’Afrique centrale. C’était à la faveur d’un atelier virtuel, ce 05 mai 2021, présidé par le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire du Cameroun, Alamine Ousmane Mey.

Selon de nombreux observateurs, cette rencontre constitue un grand pas vers le développement d’outils d’investissements dans la chaîne de valeur pour l’Afrique centrale. Autrement dit, l’initiative procède de la volonté de la CEA, d’implémenter des outils intégrés qui viennent en appui aux pays de la sous-région sur un certain nombre d’actions.

Il s’agit par exemple de l’identification des points les plus rentables, pour le déploiement des investissements pour le développement de chaînes de valeur dans l’agroalimentaire. Les autres axes de cet appui concernent la transformation et la valorisation des minéraux, ainsi que l’approvisionnement d’énergies renouvelables abondantes pour agir sur leur développement actuel des plans.

En effet, l’analyse préliminaire de la CEA, fondée sur des données géospatiales, sur les opportunités économiques le long des corridors de transports d’Afrique centrale, présente les régions de l’extrême nord du Cameroun –  reliées à l’ensemble du Tchad – comme l’un des meilleurs endroits en Afrique pour le développement d’une chaîne de valeur en énergie éolienne et solaire renouvelable.

La zone affiche une moyenne de 22 000 kilojoules par mètre carré d’irradiation solaire par jour, et une densité de puissance éolienne de 42 joules par mètre cube. L’étude prône donc le développement de ce potentiel inégalé et le lié au développement d’une chaîne de batteries électriques qui serait aussi facilitée par le développant du poids de l’offre de la République démocratique du Congo qui offre plus de 60% du cobalt utilisé pour les voitures électriques au monde en ce moment.

L’Afrique centrale doit tirer profit de ses énormes atouts

Pour la CEA, la sous-région doit donc tirer profit de ses atouts en ces domaines, en vue de capter bien plus de 3% qu’elle détient actuellement du secteur de l’énergie des batteries électriques qui vaudra 8,8 mille milliards de dollars d’ici 2025.

Un autre secteur important dans lequel les pays d’Afrique centrale devraient développer une chaîne de valeur est l’agro-industrie. Filière dont le riz, le maïs et la viande sont identifiés comme des sous-secteurs les plus rentables.

Une étude de cas sur la façon de faire du continuum Kribi-Edéa-Douala au Cameroun, en tant que zone avec la propension à lancer un pôle de développement pharmaceutique, a été présentée. La nomenclature proposée est le Triangle de Croissance Kribi-Edéa-Douala (KED).

Dans ce cadre, le ministre Alamine Ousmane Mey a fait savoir que, « le rapport préliminaire de la CEA «consiste à transformer ces nombreux atouts en véritable opportunités économiques afin de créer un espace de prospérité et de développement davantage inclusif». Il a également souligné «qu’il s’agit également de stimuler la diversification économique et de renforcer la résilience de nos économies et à accroitre l’activité industrielle».

Prenant part à cette rencontre, le vice-président de la Banque de développement de l’Afrique centrale (BDEAC) – Marcel Ondele a, pour sa part déclaré que « l’analyse de la CEA aidera son organisation à réviser le Plan Directeur Consensuel des Transports en Afrique centrale (PDCT-AC), notamment sur le corridor Brazzaville-Douala-N’Djamena, le corridor Libreville-Brazzaville, le corridor Douala-Kribi-Bata et le corridor Bata-Libreville ».

Et d’ajouter, «Aujourd’hui, l’Afrique est devenue une zone de libre-échange continentale. Par conséquent, les corridors constituent véritablement des vecteurs de l’intégration économique et de pôles de développement.». Selon lui, «Les corridors reconfigurés devaient nous permettre de relier les capitales de l’Afrique centrale et de booster ainsi, les échanges dans la Zone pour le développement économique est sociale durable».

Le rôle accru des corridors, des technologies de l’information, des méthodes d’intelligence artificielle, des données spatiales

A son tour, le Directeur du Bureau sous-régional de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique en Afrique centrale, Antonio Pedro est revenu sur le rôle des corridors, des technologies de l’information et la nécessité de développer les méthodes d’intelligence artificielle, et les données spatiales.

«Notre ambition va au-delà de l’analyse des corridors. L’émergence des technologies de l’information permet désormais de traiter de grandes quantités de données avec une grande précision et à faible coût », a-t-il déclaré. Avant de soutenir que «Avec le développement des méthodes d’intelligence artificielle, les données spatiales représentent un apport important d’informations pertinentes pour la planification économique».

Selon lui, «Par conséquent, l’accès aux données spatiales est plus facile et moins cher que jamais et c’est une opportunité que l’Afrique centrale doit saisir pour contourner la faiblesse de systèmes statistiques nationaux qui peinent à suivre les exigences en données des ODD et des autre agendas nationaux et internationaux».

Antonio Pedro n’a manqué de relever l’épineux problème du capital humain dans ce processus. De son avis, «l’utilisation de la comptabilité du capital naturel permettra à la sous-région de vérifier ses vastes ressources et de les présenter comme des éléments forts de rebasage de la richesse nationale. Ceci contribuerait à élargir l’espace budgétaire pour réaliser ces investissements ».

Et dans le droit fil, plusieurs experts d’organismes gouvernementaux et régionaux ainsi que ceux d’organisations de développement et du monde de la recherche ont proposé de considérer les secteurs de la forêt / bois, de l’exploitation du minerai de fer et du tourisme comme d’autres domaines sur lesquels se concentrer sur le développement des chaînes de valeur en Afrique centrale.

Des arguments ont également été avancés pour un examen plus poussé de la place des villes elles-mêmes en tant qu’accessoires de développement liés aux corridors de transport et pour expliquer l’analyse géospatiale et outil d’investissement qu’ECA utilise à cet effet.

Au terme de la rencontre, M. Pedro a promis que ces considérations alimenteront la deuxième étape de l’analyse qui comprendra, la consultation des responsables et des experts des organismes gouvernementaux et de développement sous-régionaux, nationaux et infranationaux en Afrique centrale.

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