Le budget de l’Etat gabonais pour l’exercice 2021 a été arrêté à 2 681,5 Mds FCFA, contre 3 047,2 Mds FCFA en 2020. Soit une baisse de 12 % (hors prélèvements affectés aux tiers distincts de l’État, qui s’élèvent à 86,9 Mds FCFA).
Dans un contexte de ralentissement économique mondial, ce budget 2021, équilibré en ressources et en charges est basé sur les hypothèses d’un cadrage macroéconomique optimiste. Le soutien à la relance de l’économie, fil conducteur annoncé cette LF, est souligné par l’augmentation des dépenses d’investissement de plus de 20 %.
Des recettes en hausse suivant les hypothèses d’un cadrage macroéconomique optimiste
Les recettes internes seraient évaluées à 1835,5 Mds FCFA contre 1476,9 Mds FCFA arrêtés dans la LFR 2020, soit une hausse de 358,6 Mds FCFA (+ 24,3%). La prévision de cette hausse est basée sur un cadrage macroéconomique optimiste, notamment une prévision de croissance située entre 2 et 3 % et une production pétrolière évaluée à 10,5 Mt., soit quasiment le même niveau de production qu’en 2019 (10,9 Mt.).
Toutefois, les projets de développement dans le secteur mis à l’arrêt dès le début de la pandémie n’ont repris qu’à partir de fin 2020, et ne pourront produire leurs effets avant le second semestre 2021. Les engagements OPEP pourraient, en outre, contraindre à une production limitée. Le prix du baril de pétrole a été positionné à 41 USD.
Les exportations de manganèse sont quant à elles évaluées à 8,2 Mt, considérant l’objectif de production de la Comilog (filiale d’Eramet) pour 2021 à 7 Mt, et celui de Nouvelle Gabon Mining qui a signé début 2020, un Contrat d’exploitation et de partage de production (CEPP) pour le gisement d’Okondja, pour une production potentielle estimée à 2 Mt/an. Quant à la production de bois débités, elle est attendue à 1,06 M de m3 (contre 1,1 M de m3 en 2019). Les ressources de trésorerie et de financement se situeraient à 807 Mds FCFA, contre 1 545,3 Mds dans la LFR 2020. Cette baisse importante de 738,3 Mds est à mettre en relation avec l’émission d’eurobonds en 2020, pour un montant total de 1 Md USD (542 Mds FCFA), destiné pour partie à rembourser l’échéance de l’eurobond de 2015.
Des dépenses principalement orientées vers le soutien à la relance de l’économie
Les dépenses budgétaires sont évaluées à 2 043,5 Mds FCFA contre 1 900,5 Mds en 2020, soit une hausse de 7,5 % par rapport à la LFR 2020. Ce sont principalement les dépenses d’investissement qui portent cette hausse : 523,9 Mds en 2021 contre 409,3 LFR 2020 (483,4 Mds FCFA contre 380 Mds FCFA pour le budget général uniquement). Cette hausse devrait permettre au pays de continuer le trend de relance des investissements publics engagé depuis 2017 après six années de baisse, et qui aura subi un ralentissement avec la crise sanitaire.
Les dépenses de fonctionnement restent stables à 1 111,2 Mds FCFA contre 1 106,8 Mds FCFA en 2020, soit une augmentation de 0,4 %. Les autres dépenses sont évaluées à 41,1 Mds FCFA, les Comptes spéciaux s’établissent à 134,9 Mds FCFA et les charges de trésorerie sont évaluées à 637,9 Mds contre 1 146,7 Mds dans la LFR 2020, soit une baisse de 508,7 Mds (- 44,4%).
Avec la DGTF



















