Pour une productivité plus accrue afin de faciliter une relance durable à la suite de la crise de coronavirus, fin de parvenir à une industrialisation durable, la Commission économique pour l’Afrique (CEA) prescrit des politiques qui encouragent les investissements à l’Afrique.
Le message a été passé par ce mercredi 17 mars 2021, par Hopestone Kayiska Chavula qui assure l’intérim de la section d’analyse macroéconomique, de la division de la macroéconomie et de la gouvernance de la CEA. C’était en marge de la 39ème réunion du Comité d’experts de la CEA, de la Conférence des ministres africains des Finances, de la planification et du développement économique. Dans son rapport axé sur les récents développements économiques et sociaux en Afrique, Hopestone Kayiska Chavula mentionne que « les pays doivent également soutenir les Petites et moyennes entreprises (PME) et renforcer les systèmes de protection sociale pour revitaliser les moyens de subsistance ». Avant de soutenir que « Le renforcement des systèmes de santé, notamment par la création de centres de santé régionaux à la pointe de la technologie, est également essentiel ».
Pour un appui et un renforcement des systèmes de suivi et d’évaluation des systèmes statistiques
Selon Hopestone Kayiska Chavula ; « Les pays doivent également s’appuyer sur et renforcer les systèmes de suivi et d’évaluation des systèmes statistiques existants pour évaluer et affiner en permanence les mesures d’atténuation et de relance ». Pour ce faire, poursuit-il, « Il faut un soutien de la communauté internationale pour faire face aux contraintes de liquidités et promouvoir la relance », indique M. Chavula. Cela peut se faire grâce à de nouvelles émissions et réaffectations de Droits de tirage spéciaux (DTS), à une baisse du coût du crédit, à une restructuration ordonnée de la dette et à la recapitalisation des Banques multilatérales de développement (BMD) ».
Le coup de la Covid-19
De l’avis de Hopestone Kayiska Chavula, « la Covid-19 a considérablement affecté les progrès du développement social et économique sur le continent. « Une grande partie des progrès réalisés ces dernières années en matière d’éducation, de santé et d’éradication de la pauvreté a été stoppée ou annulée par la pandémie de COVID-19 ». Dans ce cadre, il indique que « la CEA estime qu’entre 49 et 161 millions de personnes tomberont dans une pauvreté profonde en raison de la crise.On estime que le PIB de l’Afrique s’est contracté en 2020 malgré une relance aux 3ème et 4ème trimestres mais les perspectives pour 2021 sont positives ».



















