Après des mois de négociations, la principale compagnie aérienne française et les organisations syndicales représentatives viennent de s’accorder sur une hausse des salaires en 2018 et 2019.
Ce 19 octobre 2018 à Roissy, un accord salarial a été conclu entre cette compagnie et les organisations syndicales représentatives CFDT, CFE-CGC/UNAC, FO/SNPNC, SPAF et UNSA aérien Air France (sol et PNC).
Les principales mesures de cet accord portent sur une augmentation générale des salaires de 2%, avec effet rétroactif au 1er janvier 2018, et sur une augmentation générale des salaires de 2% au 1er janvier 2019.
Au terme de la signature de cet accord, Benjamin Smith, le nouveau Directeur général d’Air France – KLM et d’Air France a livré ses sentiments : « Je tiens à remercier les organisations professionnelles et les équipes d’Air France pour la qualité de nos discussions ces dernières semaines et de la confiance qui a prévalu dans tous nos échanges. Cette manière de travailler ensemble doit nous permettre de donner de la perspective à Air France et au groupe Air France-KLM pour les prochaines années, et de construire ainsi le futur de nos compagnies.», a-t-il indiqué.
Il est également prévu que la prochaine Négociation annuelle obligatoire sera engagée avec les organisations syndicales représentatives de toutes les catégories de personnel en octobre 2019.
Elle s’établira sur la base de l’environnement économique global, de la situation du groupe Air France-KLM et de la performance économique de la compagnie.
Pour rappel, le conflit sur les salaires avait conduit au premier semestre à des grèves coûteuses (335 millions d’euros), à l’appel de l’intersyndicale, et à une crise de gouvernance au sein d’Air France-KLM, dont le patron Jean-Marc Janaillac, désavoué par le personnel, lors d’une consultation sur un accord salarial lancée par la direction, avait démissionné au mois de mai, indique une source proche de l’entreprise.
Au point mort pendant plus de quatre mois, le dialogue sur les salaires a repris début octobre sous l’impulsion de Ben Smith, soucieux de mettre derrière lui cette épineuse question pour pouvoir s’atteler à un autre défi : la stratégie du groupe franco-néerlandais.
Farid Slimani, de l’UNSA-Sol a également salué cet accord qui permet de « passer à autre chose, de regarder vers l’avenir », jugeant qu’il s’agissait d’un « acte de confiance adressé à Benjamin Smith ». tout en estimant « Ce qui a fait pencher la balance, ce sont les mesures en faveur des plus bas salaires ».





























