Dans sa récente analyse sur le Gabon, la Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur (COFACE), appelle le gouvernement à une gestion orthodoxe des ressources de l’Etat.
Selon ces prévisions de l’assureur français, en 2020, le solde budgétaire devrait rester positif, mais légèrement se détériorer. Responsables d’environ 40 % des revenus de l’État, les recettes pétrolières devraient être affectées par les moindres gains de production et les cours de l’or noir moins favorables.
Les recettes hors pétroles devraient poursuivre leur progression grâce aux efforts d’optimisation de la mobilisation des ressources fiscales, notamment sous les auspices du programme de mécanisme élargi de crédit (MEDC) avec le FMI. L’effort de consolidation budgétaire devrait également être poursuivi du côté des dépenses, en s’attachant à contenir l’importante masse salariale de l’État (qui absorbent près de 60 % des recettes).
La dépense d’investissement en capital pourrait augmenter afin de relancer les projets d’infrastructures. Les économies réalisées devraient notamment permettre de financer l’apurement des arriérés domestiques et extérieurs, et permettre de réduire le ratio de dette.
Les parts importantes de dette extérieure (70 % du total) et de dette libellée en devises étrangères (environ 60 % du total) restent toutefois des sources de vulnérabilité, qui pourraient faire grimper le coût du service de la dette.

En 2020, l’excédent du solde des transactions courantes devrait se réduire. Le surplus commercial devrait notamment être moins élevé en raison de l’évolution des exportations de pétrole. Les comptes des services, et des revenus, avec les rapatriements de profits des entreprises étrangères, devraient rester très largement déficitaires. Les remises de travailleurs étrangers installés au Gabon devraient entretenir le léger déficit du compte des transferts.
Les versements du FMI dans le cadre du programme MEDC (qui doit prendre fin en juin 2020) et les IDE devraient soutenir la position extérieure globale de la CEMAC et contribuer à la reconstitution des réserves de change communes.
Néanmoins, le pays restera exposé, particulièrement en cas de nouveau choc sur les prix du pétrole, aux pénuries de liquidité qui ont régulièrement touché la zone monétaire d’Afrique centrale ces dernières années.





























