Finie la phase de la plénière tripartite sur la réforme du code du travail ayant réuni les employeurs et les travailleurs. La mouture du futur Code du travail, devrait être soumise au Bureau international du travail (BIT) dans les tout prochains jours pour enrichissement.
Cela, conformément à la réglementation de l’Organisation internationale du travail (OIT), avant d’être transmis pour examen et adoption aux instances nationales habilitées. Dans ce droit fil, le Premier ministre, Julien Nkoghe Bekale a instruit le ministre du Travail, de solliciter du BIT, un accompagnement sur trois composantes.
Il s’agit notamment de : la mise en place d’un cadre juridique du dialogue social constructif, inclusif et permanent en accord avec les normes internationales de l’OIT ; la mise en place d’un calendrier d’élections professionnelles de l’ensemble des organisations syndicales en accord avec les textes nationaux et les normes de l’OIT d’ici fin juin 2020. Quant à la dernière composante, elle concerne la mise en place d’un chronogramme de formations syndicales destinées à l’ensemble des leaders syndicaux qui ont la responsabilité d’édifier les structures de base.
Rappelant les enjeux du nouveau code du travail, le Premier ministre, a indiqué que : « Cette réforme ambitieuse, a pour principal objectif de créer les conditions de l’animation du marché du travail, notamment par la mise en place d’un climat propice à l’environnement des affaires pour améliorer le rendement des entreprises, la mise à disposition des travailleurs et employeurs d’offres de formation adaptées, mais aussi et surtout de disposer d’un Code du Travail moderne, véritable outil favorisant la création d’emplois et l’employabilité du plus grand nombre de travailleurs ».
Et Julien Nkoghe Bekale de préciser que « Cette victoire d’étape, n’est ni celle des organisations des travailleurs, ni celle des organisations des employeurs, encore moins celle du gouvernement. C’est la victoire du dialogue social, de l’intérêt général, à la gloire de notre cher pays, le Gabon ».
De plus, a-t-il poursuivi, ‘’Nous avons besoin d’un Code du travail qui rassure le travailleur et qui permette sa mobilité, qui ne précarise pas, mais le met au centre de la production. L’enjeu, c’est la création et la préservation de l’emploi et préparer l’avenir de nos enfants’’. Avant de mettre en exergue, les vertus de l’intérêt général. ’’ Si le processus de réforme du Code du travail est loin d’être terminé, il s’agit néanmoins à ce stade, d’une victoire d’étape, celle de l’intérêt général’’, a -t-il indiqué.
Pour rappel, pendant sept jours, la rencontre tripartite qui a réuni le gouvernement, les confédérations syndicales et les organisations patronales, a permis aux participants de faire des suggestions. Lesquelles permettront d’aboutir à un outil capable de répondre favorablement aux exigences actuelles du marché du travail, tout en mettant l’accent sur la sécurité et l’épanouissement des travailleurs.
Occasion pour le ministre de l’Emploi, de la Fonction Publique, du Travail et de la Formation professionnelle, chargé du Dialogue social, Madeleine Berre, de revenir sur l’ambiance qu aura prévalu lors des travaux. ‘’Chacun a pu prendre conscience de la portée de cette réforme qui, loin de précariser les emplois et les droits des travailleurs, doit plutôt aboutir à une véritable modernisation du Code du travail et permettre la garantie des emplois, la sécurisation des droits des travailleurs et l’employabilité du plus grand nombre’’, a-t-elle précisée.





























