De nouvelles dispositions concernant les opérations d’envois rapides de fonds viennent d’être prises par la Banque des Etats d’Afrique centrale (BEAC).
C’était à la faveur d’une réunion de haut niveau relative au lancement de la campagne de sensibilisation et de vulgarisation de la nouvelle réglementation des changes en zone CEMAC, tenue en juin dernier, à Douala (Cameroun). Au cours de cette réunion présidée par Cesar Augusto Mba Abogo, président du Comité ministériel de l’union monétaire d’Afrique centrale (UMAC), la BEAC, tenant compte des sollicitations des opérateurs économiques, s’est engagée à mettre en œuvre les quatre mesures afin d’apporter plus de flexibilité dans la mise en application de la réglementation des changes.
Ainsi la BEAC, s’est engagée à traiter les demandes de transferts des agents économiques sans considération de la situation extérieure de la Banque ; d’informer directement les agents économiques sur le sort de leurs demandes de transfert ; d’inviter les patronats et les associations d’importateurs à informer mensuellement la BEAC sur le traitement de leur demande de transfert au niveau des banques commerciales.
En dernière analyse, elle a décidé de fournir les devises pour permettre aux banques d’apurer les soldes débiteurs des comptes de correspondants, afin de faciliter notamment, les opérations envoi rapide de fonds (Western Union, Money Gram. RIA, etc.), et de monétique.
Sur la question relative aux difficultés que rencontrent les banques pour effectuer les opérations d’envoi rapide des fonds à travers les réseaux Western Union, Money Gram, Ria, etc., les banques ont évoqué les différents cas de figure qui limitent ces opérations. Outre les procédures internes encadrant ces opérations, il est apparu que le principal problème réside dans les contraintes de couverture des soldes de compensation, souvent débiteurs du fait que les pays de la CEMAC sont essentiellement envoyeurs de fonds à l’étranger.
Face à cette préoccupation, la BEAC a indiqué que la mise en œuvre des nouvelles dispositions permettra d’assurer la couverture de ces opérations, à partir des besoins couvrants (30% des recettes en devises que les banques sont autorisées à conserver).
Toutefois, pour résorber la situation actuelle, issue des transactions antérieures et repartir sur des bases saines la Banque centrale a annoncé qu’elle mettrait à disposition les devises pour couvrir les soldes débiteurs justifiés des banques de la CEMAC auprès de leurs correspondants étrangers.






























