Dans un entretien à la presse cette semaine, le PDG du Groupe BGFIBank, Henri Claude Oyima fait la rétrospective de l’année écoulée et décline les perspectives de son groupe.
“Bien que notre stratégie privilégie le développement organique, nous n’excluons aucune opportunité qui peut se présenter à nous”. C’est bien par ces mots traduisant clairement la stratégie mise en place par son institution pour asseoir davantage sa notoriété, qu’Henri Claude Oyima a ouvert son entretien avec nos confères de Financial Afrik.
Selon M. Oyima, l’exercice 2018 aura été pour le Groupe BGFIBank, l’année du renforcement. Renforcement de la gouvernance, de la situation financière, de la conformité réglementaire, de la gestion et de la maîtrise des risques, de la consolidation des systèmes d’information et de la sécurité des systèmes d’information.
Il s’est aussi agit de consolider : le capital humain, la diversification métiers, l’innovation de la gestion des produits, la gestion du risque de crédit et enfin, le dispositif de contrôle interne. Cette étape de renforcement, a-t-il indiqué, aura été nécessaire pour se projeter dans des meilleures conditions pour l’année 2019.
En ce qui concerne le réseau BGFI,notamment en termes de nouvelles acquisitions ou alliances dans le moyen terme, le PDG précise que le projet d’entreprise ‘’Excellence 2020’’ du Groupe, prévoit le renforcement de la croissance par une expansion transfrontalière.
« Nous exécutons notre plan de développement tel que prévu. Bien que notre stratégie privilégie le développement organique, nous n’excluons aucune opportunité qui peut se présenter à nous », a-t-il ajouté.
Dans le secteur de l’assurance auquel le groupe est également engagé, le Groupe BGFIBank, comme les autres métiers, a pour ambition de se développer. « Nous souhaitons l’étendre à l’ensemble de nos implantations à moyen terme afin de pouvoir proposer un service complet et de qualité à tous nos clients soit en direct soit en mutualisant avec les activités bancaires (bancassurance) comme c’est déjà le cas au Gabon », a-t-il indiqué.
A propos de la conformité aux normes de Bâle III, le Groupe BGFIBank est aujourd’hui soumis aux contraintes de sept régulateurs. A cet effet, le pari de s’arrimer aux principes et règlements les plus contraignants a été pris. De l’avis de M. Oyima, « La société tête de Groupe est en pointe sur le sujet ».
En matière de sécurité le Groupe BGFIBank, depuis le malheureux incident qui s’est produit en février 2017, des dispositions et dispositifs nouveaux ont été mis en place, afin de palier ce genre de déconvenues. « Les cartes BGFIBank sont aujourd’hui bien sécurisées et nos clients en profitent bien. », assure-t-il
Dans le cadre de la digitalisation le Groupe dispose désormais d’une offre digitale innovante et étoffée. « Le récent lancement d’une carte à code dynamique sur le marché bancaire du Gabon fait de nous des pionniers dans ce domaine. Notre objectif n’est pas de faire de la banque digitale mais de digitaliser le maximum de produits et services à forte valeur ajoutée. De même, la gouvernance du Groupe est aussi digitalisée. », précise Henri Claude Oyima.
Marquant son optimisme pour le secteur bancaire africain en général en 2019, le PDG s’est dit rassuré qu’il va se renforcer. D’ailleurs a-t-il confirmé, « C’est le sens de la démarche du Groupe BGFBank qui place cette année sous le signe de l’accélération de la transformation du Groupe. Nos économies ont besoin d’être fortement soutenues pour réaliser l’objectif d’émergence. Le Groupe BGFIBank jouera son rôle et prendra part dans cette nouvelle dynamique. », a-t-il conclu.





























