Une mission des services du Fonds monétaire international (FMI), vient de séjourner à Libreville. Elle s’inscrit dans le cadre du suivi de l’accord élargi au titre du mécanisme élargi de crédit (MECD) signé avec le Fonds monétaire international (FMI), le 19 juin 2017.
En attendant ses conclusions qui seront rendues publiques ce 30 avril 2019, de sources proches du gouvernement indiquent qu’elles devraient s’arrimer à celles prises lors du Conseil d’administration du 17 décembre 2018.
En effet, pour l’année 2019, le FMI a prescrit au Gabon, une politique budgétaire visant à continuer d’accroître les recettes non pétrolières et à améliorer la composition des dépenses publiques. Cela, en vue de créer l’espace nécessaire pour les dépenses sociales et d’équipement prioritaires.
Dans ce cadre, le programme structurel du FMI envers le Gabon se concentrera sur les réformes visant à améliorer la gestion des finances publiques, ainsi que la transparence et la surveillance des organismes autonomes et des entreprises publiques.
Il s’agira également d’améliorer la transparence dans le secteur pétrolier (y compris son application à l’Initiative pour la transparence dans les industries d’extraction, d’ici la fin septembre 2019), et à renforcer la résilience du secteur bancaire.
A cela s’ajoutent la consolidation du compte unique du Trésor et la mise en œuvre des recommandations de la récente assistance technique du Fonds, et la publication de prévisions hebdomadaires des flux de trésorerie.
Selon le FMI, ces facteurs devraient aider à renforcer la gestion de la dette et de la trésorerie, et à éviter l’accumulation de nouveaux arriérés. Les mesures prévues au programme devraient aussi appuyer la stratégie de la CEMAC visant à reconstituer les réserves extérieures.
Alexandre Le-grand





























