Le produit net bancaire de la Zone franc se répartit à 64% pour les banques de l’UEMOA et 36% pour celles de la CEMAC.
Cet indice traduit, l’hétérogénéité bancaire de cette zone, mais également le poids des deux espaces économiques en termes de PIB, (57% pour l’UEMOA en 2016 et 43% pour la CEMAC).
Selon ces analyses réalisées par FINACTU, les performances de la CEMAC sont bien plus faibles que celles de l’UEMOA, avec un taux de marge net de 10% contre 20% dans l’UEMOA. Ce différentiel de performance est en lien avec les situations respectives des deux zones, du point de vue de la croissance, et la faible intégration économique régionale qui prévaut en Afrique centrale, par rapport à l’Afrique de l’Ouest
Par ailleurs, si les marchés de l’UEMOA dégagent l’essentiel de la rentabilité de la Zone franc, ils constituent également 75% du bilan total, soit FCFA 32.227 milliards. Comparé au bilan de 2010 qui s’élevait à FCFA 13.193 milliards, cela représente un accroissement conséquent de plus de 144% en six ans.
Quant à la Zone CEMAC, elle enregistre une croissance moins euphorique, avec une hausse de 56% de son bilan sur la même période, soit un dernier bilan en date du 31 décembre 2016 publié par la COBAC de FCFA 11.015 milliards.
En définitive, malgré un fort dynamisme de la zone, animé, entres autres par des groupes extérieurs à la zone, d’Afrique du Nord notamment, on continue de constater une grande disparité entre les résultats des deux sous–régions de la Zone franc.






























