Au mois de mars 2019, la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) s’était engagée dans une réforme de la réglementation des changes.
Les objectifs visés par cette réforme étaient de trois ordres. Il s’agissait de consacrer le rôle central de la BEAC dans la définition et l’application de la politique de change, préciser – et faire appliquer – les règles de rapatriement et de centralisation des réserves auprès de la BEAC.
Le troisième objectif visé par cette réforme consistait à améliorer les pratiques en matière de Lutte anti-blanchiment et contre le financement du terrorisme (LAB-FT).
L’application stricte de l’ancienne réglementation à partir du deuxième semestre 2018 et l’entrée en vigueur du nouveau texte en mars 2019, se sont traduites par des difficultés croissantes pour les agents économiques à réaliser des opérations en devises.
Celles-ci ont été d’autant plus importantes que l’entrée en vigueur du nouveau cadre règlementaire s’est faite sans que les textes d’application n’aient été dévoilés. Dans un communiqué publié fin juillet, à la veille d’une réunion de concertation entre la BEAC, les ministres des Finances de la zone, les organisations patronales et le secteur bancaire, le Groupement interpatronal du Cameroun (GICAM) avait une nouvelle fois fait, part de sa préoccupation en raison de l’allongement des délais de traitement et de la hausse des commissions pratiquées par les banques.





























