Telles sont les perspectives livrées par la BEAC, lors de sa réunion du Comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique Centrale (UMAC), tenue le mois dernier à Douala au Cameroun.
Au terme de cette rencontre, il ressort que la croissance économique de la CEMAC devrait rester robuste à moyen terme, malgré la persistance d’un certain nombre de risques. Ainsi, le taux de croissance réel de l’activité devrait remonter à 3,1 % en 2020, puis à 3,2 % en 2021, avant de ralentir à 2,8 % en 2022, contre 3,0 % en 2019, en relation avec les performances du secteur non pétrolier, notamment l’agriculture, les industries manufacturières, les BTP et les services marchands.
A moyen terme, l’inflation dans la zone devrait poursuivre sa dynamique haussière, avec toutefois une décélération en 2020. En effet, le taux d’inflation de la zone CEMAC, en moyenne annuelle, se situerait autour de +2,5 % à fin décembre 2019, et +2,0 % à fin décembre 2020, contre +2,2 % en 2018.
Au regard de la consolidation prévisible de la position extérieure de la BEAC, jugée encore non satisfaisante, et nonobstant la situation économique et financière qui demeure fragile, avec notamment une résurgence des tensions inflationnistes, la BEAC a maintenu inchangées ses principale conditions d’intervention, en cohérence avec l’orientation restrictive de sa politique monétaire.






























