Les résultats de l’enquête de conjoncture réalisée par les services de la BEAC montrent que les perspectives les branches de l’agriculture vivrière et d’exportation devraient demeurer relativement résilientes.
Le secteur agricole de la zone CEMAC augure des perspectives stables marquées par une résilience de la production vivrière et un léger recul des cultures de rente. Cela, en dépit des mesures de restriction des mouvements de personnes liées à la pandémie de la Covid-19, et des difficultés structurelles et celles relatives à la sécurité auxquelles les opérateurs font face.
Cultures vivrières
La branche devrait demeurer stable, en lien avec un climat favorable et une amélioration de l’accès des agriculteurs aux intrants, notamment au Tchad. Le principal facteur de risque demeure les mesures de restriction des mouvements des personnes intra et inter-pays, qui pourraient réduire l’offre de vivres dans les grandes métropoles.
Cultures d’exploration
La filière cacao devrait aussi observer une stabilité, en raison du phénomène saisonnier des activités de cacao au deuxième et troisième trimestre de chaque année. La production de coton devrait quant à elle globalement demeurer stable. Malgré l’atonie de la demande mondiale, la restructuration de certaines entreprises cotonnière de la sous-région ainsi que l’appui financier des partenaires au développement devraient renforcer la résilience de la filière.
Dans le même temps, les perspectives de la filière café s’annoncent globalement moroses et les opérateurs de la filière craignent la chute des cours mondiaux et les effets négatifs de la pandémie à coronavirus sur les exportations. Toutefois, les ventes ont été meilleures en glissement annuel.
Les difficultés de la filière demeurent, notamment : l’indisponibilité des semences ; les moyens de production rudimentaires ; la faiblesse des installations de stockage et de conservation des produits récoltés; la désorganisation des circuits de commercialisation due à des tracasseries routières ; l’absence de structures d’encadrement des producteurs et enfin, l’insuffisance de financements publics et privés du sous-secteur (initiatives agrobusiness).
Elevage
Les opérateurs du secteur se veulent optimistes au troisième trimestre 2020, et particulièrement au Tchad, leader de la filière, où le cheptel devrait s’accroître, grâce à la bonne disponibilité fourragère, liée à la saison pluvieuse. Globalement, la demande des petits ruminants serait en hausse durant le troisième trimestre 2020, en liaison avec l’arrivée de la fête du Tabaski.
Sylviculture et exploitation forestière
L’activité sylvicole de la sous-région continuerait de subir les conséquences négatives de la crise de la Covid – 19 sur leurs principaux clients, et devrait demeurer morose au troisième trimestre 2020. En effet, les acteurs de la filière anticipent une baisse significative de la demande mondiale, et par conséquent des nouveaux contrats et commandes.
Les branches pêche et aquaculture affichent elles aussi des perspectives stables, entretenues par les opérateurs du Congo et de la Guinée Equatoriale, en raison des conditions de pêche relativement meilleures (notamment au Congo), malgré un recul du pouvoir d’achat des ménages.






























