Dans son rapport sur la politique monétaire du mois de juillet, la Banque centrale vient de rendre publiques, les différentes tendances financières de la sous-région. Notamment, en termes de recettes et de dépenses publiques.
Selon ce rapport, la zone observera une hausse des recettes budgétaires de 4,7 % à 9 617,5 milliards (au lieu de +10,0 % à l’initiale), tirée par l’accroissement des recettes non pétrolières de 14,2 % à 6058,1 milliards, contre 5 305,9 milliards en 2018. La progression des recettes non pétrolières traduirait une bonne mobilisation des recettes fiscales, en hausse de 12,2 % à 5 422,7 milliards, conjuguée avec le rebond des recettes non fiscales de +34,7 % à 635,4 milliards.
Cette évolution serait liée principalement à l’accélération de l’activité non pétrolière conjuguée à l’élargissement de l’assiette fiscale, ainsi qu’aux reformes des pouvoirs publics, notamment la dématérialisation pour une meilleure collecte de l’impôt
La BEAC prévoit également un accroissement des dépenses budgétaires de 3,6 % à 9 813,8 milliards, en relation avec la hausse des dépenses courantes de 3,7 % à 6 834,6 milliards et des dépenses en capital de 3,4 % à 2 979,2 milliards. La dynamique des dépenses en capital sur ressources extérieures, en augmentation de +14,5 % 1 382,8 milliards, traduirait le recours progressif des pays aux partenariats publics privés (PPP) comme moyen alternatif de financement des travaux de construction et de réhabilitation des infrastructures nécessaires au développement économique.
Une progression de l’excédent du solde primaire est aussi attendue. Cette progression passerait de 3,0 % du PIB en 2018 à +3,4 % du PIB en 2019, et de l’excédent du solde budgétaire de base qui remonterait de 1,7 % du PIB en 2018 à 2,1 % du PIB en 2019. L’on prévoit enfin, un bond de l’excédent budgétaire base engagements, dons compris, de plus de la moitié à 248,6 milliards (+0,4 % du PIB en 2019), contre + 79,8 milliards (+ 0,1 % du PIB en 2018).
Dans ces conditions, les pays de la CEMAC mobiliseraient des financements extérieurs d’environ 2 426,5 milliards, des allègements de dette extérieure de près de 113,0 milliards, des ressources monétaires nettes de l’ordre de 128,8 milliards et des financements non bancaire d’environ 590,5 milliards, complémentaires à l’excédent budgétaire attendu. Ces ressources leur permettraient d’apurer des arriérés de paiement de 1 788,6 milliards et d’amortir la dette extérieure à hauteur de 1 273,8 milliards.




























