Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international(FMI), vient d’approuver un accord de facilité de crédit élargi de trois ans, d’un montant de 115,1 millions de dollars EU, en faveur de la République centrafricaine.
Le 20 décembre 2019, le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé un accord de trois ans au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) du FMI pour la République centrafricaine (RCA) équivalant à 83,55 millions de DTS (environ 115,1 $ US) millions, soit 75% du quota de la République centrafricaine dans le Fonds).
Le programme soutenu par le FMI vise à maintenir la stabilité macroéconomique, à renforcer les capacités administratives, la gouvernance et le climat des affaires et à répondre aux besoins prolongés de la balance des paiements du pays.
La décision du Conseil d’administration du FMI permet un décaissement immédiat de 11,936 millions de DTS, soit environ 16,4 millions de dollars. Le décaissement du montant sera échelonné sur la durée du programme, sous réserve de l’examen semestriel du programme appuyé par le FMI par son Conseil d’administration.
Occasion a également donnée de faire un tour d’horizon de la situation économique du pays. Ainsi, selon Mitsuhiro Furusawa, Directeur général adjoint et Président par intérim, la situation économique de la RCA reste très fragile, avec un environnement de sécurité instable, des capacités administratives limitées, une mauvaise gouvernance et un manque de cohésion sociale, malgré des progrès significatifs dans le cadre de l’accord FEC expiré en juillet dernier.
Par ailleurs, le nouveau programme triennal soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC) du FMI soutiendra la mise en œuvre de l’accord de paix de février 2019 et de la stratégie de développement à moyen terme de la RCA.
Il vise à maintenir la stabilité macroéconomique, à renforcer les capacités administratives, la gouvernance et le climat des affaires, à promouvoir une croissance robuste et durable et à réduire la pauvreté.
En outre, la politique budgétaire se concentrera sur une meilleure mobilisation des recettes, une priorisation des dépenses et une gestion financière renforcée. Cela permettra de répondre de manière durable aux besoins considérables de la RCA en matière de sécurité, de dépenses sociales et d’infrastructure.
Les mesures de mobilisation des recettes comprendront le rapprochement quotidien des données sur les recettes, la numérisation des déclarations de revenus et des paiements et une meilleure coordination entre les administrations fiscales.
Le renforcement supplémentaire de la gestion des finances publiques impliquera l’élimination des agences publiques restantes sans justification économique, la finalisation de l’audit des arriérés intérieurs et le renforcement de la surveillance et de la gestion des entreprises publiques.
Quant aux réformes structurelles, elles viseront à améliorer la capacité du gouvernement à concevoir et à mettre en œuvre des politiques et des réformes, à renforcer la gouvernance, notamment en renforçant les institutions anticorruption et à éliminer les goulets d’étranglement et les obstacles réglementaires à l’investissement privé.
Dans ce cadre, le soutien financier et technique continu des partenaires au développement sera essentiel à la réussite du programme. Compte tenu de son risque élevé de surendettement et de sa base de revenus limitée, la RCA devra continuer à dépendre fortement du financement sous forme de dons pour financer ses besoins de dépenses les plus urgents.
Les autorités travailleront en étroite collaboration avec leurs partenaires techniques pour veiller à ce que le renforcement des capacités se concentre sur des priorités étroitement alignées sur les objectifs du programme et soit mis en œuvre efficacement.
Comme pour les autres pays de la sous-région, le programme de la RCA est soutenu par la mise en œuvre de politiques et de réformes par les institutions régionales de la CEMAC dans les domaines de la réglementation des changes et du cadre de politique monétaire, et pour soutenir une augmentation des avoirs extérieurs nets régionaux, qui sont essentiels au succès du programme.





























