Selon les dernières données de la BEAC, l’impact de la crise sanitaire du Coronavirus sur les réserves de change en zone CEMAC, pourrait être limité, grâce à une conjonction de plusieurs facteurs.
La BEAC indique à cet effet que, la baisse des exportations des pays de la CEMAC sur les réserves de change serait compensé par la baisse des importations – certes dans une proportion de 18 020 milliards de FCFA à 14 644 milliards de FCFA (soit -18,7 %) – en relation avec le report de certains investissements non essentiels.
La BEAC ajoute trois autres facteurs dans ce registre. Il s’agit notamment de : la fermeture des frontières qui limite également dans une certaine mesure, la sortie des devises et des financements extérieurs attendus par la CEMAC pour faire face à la crise. Ils sont estimés par le FMI, à 2 338 milliards de FCFA. Selon la BEAC, elles devraient relever le niveau des réserves de change.
Le dernier facteur serait l’allègement du service de la dette pour 2020, de plusieurs pays de la CEMAC, à la faveur de deux initiatives : celle du FMI et celle du Club de Paris (en coordination avec les pays du G20).
Par ailleurs, un décalage de quelques mois est notable entre l’inflexion des cours du pétrole et l’effet sur les réserves en raison de la signature des contrats de vente à terme et du temps de rapatriement des recettes d’exportation.
Pour rappel, les réserves de la zone s’établissaient à 5 092 milliards de FCFA à fin février 2020. Le seuil des trois mois d’importations a été dépassé fin décembre 2019, pour atteindre 3,7 mois et devrait se maintenir à ce niveau à fin décembre 2020. Le Fonds monétaire international (FMI) anticipe même une légère augmentation de celle-ci en valeur, de 7 390 millions USD à 8 052 millions USD, soit +9 %, avec un baril en moyenne à 37 USD sur l’année.































