La Banque africaine de développement (BAD) préconise de s’attaquer aux goulots d’étranglement fondamentaux pour créer et valoriser le capital humain.
La BAD, dans un récent rapport souligne l’importance du capital en Afrique. Selon l’institution financière panafricaine appelle à mettre en place, des dispositions structurelles efficaces réguler le chômage des jeunes à travers le cxontinent.
«Le chômage des jeunes doit être une priorité absolue». Car, «avec 12 millions de diplômés entrant sur le marché du travail chaque année, et seulement trois millions d’entre eux obtenant un emploi, la montagne de chômage des jeunes augmente chaque année », déclare Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement (BAD).
Dans ce cadre, il appelle non seulement, à regarder la vie réelle au-delà des statistiques, mais aussi à écouter les voix des jeunes afin de pouvoir ressentir leurs aspirations.
Selon la BAD, bien que de nombreux pays aient enregistré de solides indicateurs de croissance, relativement peu ont enregistré des baisses significatives de l’extrême pauvreté et des inégalités, qui restent plus élevées que dans d’autres régions du monde.
Essentiellement, une croissance inclusive – enregistrant une consommation moyenne plus rapide pour les pauvres et une plus faible inégalité entre les différents segments de la population – n’a eu lieu que dans 18 des 48 pays africains disposant de données.
Pour la directrice du Département des politiques macroéconomiques, des prévisions et de la recherche de la BAD, Hanan Morsy, il s’avère urgent de se recentrer sur les politiques sociales. «Alors que nous entrons dans une nouvelle décennie, la Banque africaine de développement se tourne vers notre peuple. L’Afrique est dotée de ressources, mais son avenir réside dans son peuple… l’éducation est le grand égalisateur ».
Autrement dit, « Ce n’est qu’en développant notre main-d’œuvre que nous parviendrons à réduire la pauvreté, à combler l’écart de revenu entre les riches et les pauvres et à adopter de nouvelles technologies pour créer des emplois dans les secteurs à forte intensité de connaissances », explique-t-elle.




























