Le processus du dialogue politique intensifié entre le gouvernement gabonais et l’Union européenne (UE), vient de franchir un palier supplémentaire.
L’UE, en partenariat avec le avec le Département des affaires politiques et de la consolidation de la paix des Nations Unies vient de concevoir un Projet d’appui à la promotion et protection des droits de l’homme au Gabon (PAPPH). Ce projet sera mis en œuvre par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), et le Haut-commissaire aux droits de l’homme et le Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA).
D’une durée de 18 mois avec un budget de 327.978.500 FCFA, ce projet vise plusieurs objectifs : renforcer les capacités techniques et opérationnelles des acteurs étatiques que sont la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) et la Direction générale des droits de l’Homme en vue de l’accomplissement de leurs mandats conformément à la loi et aux standards internationaux.
Il s’agira également de renforcer les capacités de la société civile et des médias dans la lutte contre l’impunité des violations des droits de l’homme ainsi que le suivi et la documentation des cas de violations des droits de l’homme et procéder à la mise en place d’un cadre de coordination et de coopération entre ces acteurs étatiques et non-étatiques.
Selon l’UE, la mise en œuvre du PAPPH contribuera à l’amélioration de la gouvernance au Gabon, examinée sur la base du 16ème objectif de développement durable (ODD 16) qui met l’accent sur la promotion de sociétés pacifiques et inclusives pour le développement durable, l’accès à la justice pour tous et le renforcement des institutions responsables et efficaces à tous les niveaux, dans le respect de l’état de droit et des droits humains.
Il est à noter que ce projet repris dans les conclusions conjointes du dialogue politique intensifié gouvernement gabonais / Union européenne, est le résultat des longues consultations entre les différents partenaires et notamment la Commission nationale des droits de l’homme, le ministère de la Justice, les réseaux d’organisations de la société civile, des agences du système des Nations unies et l’Union européenne.




























