De leur avis, ces nouvelles dispositions se présentent comme des restrictions au bon fonctionnement de leurs activités.
Il s’agit entre autres de : la domiciliation des importations et exportations de biens et services lorsque le montant de la transaction est supérieur à cinq millions de FCFA et le rapatriement des recettes d’exportations de biens et services. A cela, s’ajoute la sollicitation de l’autorisation de détenir ou de procéder à l’ouverture d’un compte en devises, hors de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC ).
Pour ce qui est de la domiciliation des importations et des exportations de biens et services, les pétroliers ont noté la lourdeur administrative avec ralentissement de l’activité économique, tandis que pour sa part, la BEAC doit mettre sur pied des procédures nécessaires pour s’assurer de la causalité des transferts effectués et l’effectivité des rapatriements des revenus d’exportation.
S’agissant du rapatriement des recettes d’exportations, les pétroliers ont l’obligation de détenir des avoirs à l’extérieur pour les motifs suivants : négociation des financements, cash pooling, remboursement des emprunts, etc.
Quant à la BEAC, d’une part, le rapatriement des avoirs en devises est nécessaire pour assurer la stabilité extérieure de la monnaie, et d’autre part, elle doit offrir la possibilité aux entreprises d’avoir un petit volant de trésorerie.
Enfin, au sujet de la détention ou de l’ouverture d’un compte en devises offshore et on shore, les pétroliers doivent justifier d’une condition d’emprunt sur le marché bancaire international et d’un moyen de paiement dans les délais des fournisseurs implantés hors CEMAC.




























