À l’issue des débats du Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) tenu ce 09 avril 2020 à Washington (Etats-Unis), au cours duquel, le Gabon a obtenu un décaissement de près de 88,2 milliards de FCFA, le Directeur général adjoint, et président de séance, Mitsuhiro Furusawa, a fait le point de la situation économique du pays.
Dans son analyse, il indique que la pandémie de COVID-19 et l’effondrement des prix du pétrole ont affaibli les perspectives macroéconomiques. De son avis, ‘’il est possible que la pandémie soit plus marquée et persistante que prévu, avec un impact durable sur les prix des produits de base, la croissance et les positions budgétaire et extérieure. Le ralentissement de l’activité économique et l’affaiblissement des positions budgétaire et extérieures entraîneront des besoins de financement supplémentaires’’.
Mais face aux chocs, Mitsuhiro Furusawa a reconnu que les autorités ont annoncé plusieurs mesures d’endiguement, dont la fermeture des frontières et des écoles ainsi que l’instauration de couvre-feu. Elles ont paaugmenté les dépenses dans les domaines de la santé et de la protection sociale en redéfinissant les priorités et envisagent par ailleurs d’adopter des mesures d’accompagnement pour les entreprises et les ménages.
Toujours dans ce cadre, la BEAC et la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC) s’emploient à soutenir la croissance et à préserver la stabilité du secteur financier.
Pour M. Furusawa, ‘’À court terme, un creusement temporaire du déficit budgétaire se justifie pour contenir la propagation du virus et compenser les effets de la pandémie sur le plan social et économique. Il sera également essentiel de mobiliser des financements extérieurs supplémentaires. L’aide d’urgence du FMI dans le cadre de l’instrument de financement rapide appuiera la riposte des autorités et catalysera le soutien des bailleurs de fonds’’.
Et de conclure, ‘’Les autorités devraient se tenir prêtes à suspendre toutes les mesures d’urgence dès que la crise se résorbera. À moyen terme, il conviendra de replacer la dette publique sur une trajectoire résolument descendante. En raison de la baisse des prix du pétrole, il est important d’accélérer l’ajustement budgétaire et la diversification de l’économie. Il sera crucial de pérenniser la dynamique de réforme des dernières années pour parvenir à un rééquilibrage budgétaire davantage basé sur la hausse des recettes et plus propice à la croissance, de renforcer la gouvernance et la gestion de la dette ainsi que d’améliorer le climat des affaires’’.






























