En 2019, le vaste espace maritime de près de 2,35 millions km² a enregistré 74% des actes de piraterie dans le monde.
Les données sont fournies dans le rapport 2019 sur la piraterie du Bureau international maritime (IMB) de la Chambre internationale de commerce, les actes de piraterie maritime signalés dans le golfe de Guinée ont connu une hausse alarmante au cours de ladite année.
Repris par l’Agence ECOFIN., ce rapport relève qu’au total, ce sont 121 actes de piraterie maritime qui ont été enregistré dans cette partie de l’Afrique. Ce chiffre est en hausse de 50% comparativement à 2018, où on enregistrait 78 actes de piraterie maritime.
En outre, le Nigeria enregistre le plus fort nombre d’incidents avec 35 cas recensés. Ensuite arrive le Cameroun et le Ghana, avec respectivement, 6 et 3 cas de piraterie signalés.
Dans ce droit fil, le 22 décembre 2019, les côtes gabonaises, jusque-là épargnées de cette pieuvre ont enregistrées leur premières mésaventures. Des pirates avaient en effet, attaqué quatre navires en rade de Libreville, et tuant au passage, le commandant Aymar Mboumba Mbina, du “Tropic Down”, un navire appartenant à la société Satram. Ils ont également enlevé quatre employés chinois.
Pour l’IMB, cette situation est globalement la conséquence de l’absence de structures d’alerte et d’intervention qui compromet la communication et la coordination entre les navires dans cette région.
Dans le cadre de solutions à ce fléau, Michael Howlett, directeur de l’IMB, souligne que sans la mise en place des structures d’alerte nécessaires, il s’avère impossible de mettre en évidence avec précision, les zones à haut risque pour les équipages en mer, et de faire face à l’augmentation des incidents de piraterie dans ces eaux toujours vulnérables.





























