Les performances du Gabon en matière d’éducation publique sont inférieures à ce que l’on pourrait prédire au vu de son taux de PIB par habitant et de ses niveaux de dépenses publiques.
En effet, relève la Banque mondiale, malgré des progrès considérables enregistrés au niveau de l’enseignement primaire, le mauvais approvisionnement en capital humain et physique, ainsi que la trop grande importance accordée à l’enseignement supérieur, contribuent à des taux d’achèvement faibles et des taux de redoublement élevés.
Car, le Gabon consacre moins de budget à l’éducation que la plupart des pays comparables à revenu intermédiaire de la tranche supérieure, et l’allocation totale des dépenses publiques consacrées à l’éducation au Gabon est régressive.
Alors que les dépenses publiques consacrées à l’enseignement primaire semblent être favorables aux pauvres, il s’avère que celles-ci sont régressives aux niveaux de l’enseignement secondaire et supérieur, ce qui a tendance à profiter aux étudiants issus de ménages plus aisés.
Bien que les filles soient plus performantes que les garçons dans l’ensemble du système éducatif, les filles issues des ménages très pauvres sont sous-représentées dans l’enseignement supérieur.
Alexandre Le-grand






























