L’Afrique centrale figure parmi les sous-régions les moins bien classées en termes de compétitivité, aussi bien au niveau global que celui régional. En effet, seuls quatre pays de la sous-région figurent parmi les 150 pays les plus compétitifs d’après l’indice global de compétitivité en 2019.
Aucun pays de la CEMAC et/ou de la CEEAC n’est listé parmi les 110 premiers alors que les pays africains les plus compétitifs sont surtout répertoriés en Afrique australe (Maurice, Afrique du Sud) et en l’Afrique du Nord (Maroc, Tunisie et Algérie).
Le Gabon et le Cameroun, pays les mieux placés de la sous-région, se retrouvent respectivement aux 119e et 123e places du classement de cette Indice du Forum économique mondial. De façon générale, 73% des pays africains du top 150 de l’indice global de compétitivité sont concentrés entre la 87e et la 141e place du classement.
Aucun des pays africains ne figure parmi le 50 pays les plus compétitifs au niveau global alors que la moitié des pays de l’Afrique centrale ont vu leur rang sur cette échelle de compétitivité se détériorer en 2019 par rapport à 2018. La RDC ayant enregistré une double détérioration du rang et du score de l`indice de compétitivité.
Les faibles productivités justifiées, entre autres, par un développement inadéquat des compétences plombent la compétitivité des pays d’Afrique centrale qui peinent à diversifier leurs économies et promouvoir une croissance inclusive et durable.
Des défis énormes subsistent dans un système qui, malgré des performances notables dans l’accès à l’éducation de base, souffre de contraintes de qualités et d’un faible alignement sur les besoins du marché ainsi que des faiblesses des cadres de formations technique et professionnelle. Un audit compréhensif du système d’éducation, formation et développement des compétences permet d’identifier de réelles opportunités de renforcement des capacités, si les économies de la CEEAC doivent se diversifier.






























