Sous l’effet des mesures de consolidation budgétaire et de la hausse des recettes tirées des hydrocarbures, la progression de l’endettement public des Etats de la zone CEMAC a ralenti en 2018.
Ainsi, le ratio dette publique/ PIB a ainsi reculé de 50,8% à 46,9%; inférieur à la moyenne de l’endettement public en Afrique subsaharienne (49,2%). il reste également nettement en deçà de la limite communautaire de 70%. Cette évolution traduit, d’une part, la poursuite de la diminution de l’encours de la dette intérieure. D’autre part, la croissance très modérée de la dette extérieure, explicable tant par une meilleure mobilisation des ressources que par le recul des investissements publics en 2018.
Dette extérieure
La dette publique extérieure continue cependant de peser fortement et de plus en plus sur les budgets des États membres. Son ratio de service de la dette (en pourcentage des recettes budgétaires) s’établissait ainsi à 24,6% en 2018, contre 17,9% en 2017, en raison de la hausse des intérêts versés et du poids accru des amortissements sur la dette extérieure.
Le Cameroun, Congo, Gabon, principaux États émetteurs des émissions de titres sur les marchés domestiques
Les principaux États émetteurs de la CEMAC (Cameroun, Congo, Gabon) sont restés absents des marchés internationaux de capitaux en 2018. Cette absence, sur fond de mise en œuvre des programmes d’ajustement et de fort endettement international au début de la décennie, est toutefois contrebalancée par le recours croissant, en parallèle, aux émissions de titres sur les marchés domestiques.
Hausse du recours aux émissions de titres publics
Ces dernières se sont ainsi élevées à 1649 milliards en 2018 – pour mémoire elles avaient atteint 879 milliards en 2017 et étaient inférieures à 500 milliards par an avant 2015. L’encours total des bons du Trésor par adjudication (BTA) et des obligations du Trésor assimilables (OTA) s’établissait fin 2018 à 1131 milliards. On peut par ailleurs noter, en juillet 2018, l’abandon du financement direct des États par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) et la consolidation du stock des avances statutaires 6 sous forme de prêts à long terme.





























