La situation des trois banques publiques surendettées du Gabon reste préoccupante même si leur liquidation est en cours, au même titre que la situation des prêts improductifs onéreux.
En effet, leur situation continue de se détériorer et de peser sur le budget. Même si le secteur bancaire gabonais semble globalement solide et profitable, le ratio de prêts improductifs est relativement élevé et toujours en augmentation.
Pour remédier à cette situation, les autorités ont pris un certain nombre d’engagements. Il s’agit entre autres de faciliter leur processus de liquidation ordonné, notamment en nommant des représentants du gouvernement dans un groupe de soutien à la liquidation pour aider chaque liquidateur à assurer des liquidations rapides et efficaces (nouveau critère structurel proposé pour la fin janvier 2019).
Dans sa mission, le liquidateur doit diriger et proposer la composition du groupe (constitué exclusivement de personnes exemptes de conflit d’intérêts). Comme autre solution envisagée, il s’agit d’adopter et suivre une stratégie crédible et un plan d’action pour réduire les prêts en souffrance (nouveau repère structurel proposé pour la fin mars 2019).
Cela devrait comprendre un volet financier axé sur l’apurement à court terme des prêts en souffrance, notamment par le remboursement des arriérés de dépenses publiques, et par des réformes à plus long terme visant à renforcer les cadres juridique et institutionnel, les processus judiciaires et les registres des garanties pour les entreprises et les cautions.
Sur un tout autre plan, le gouvernement devrait procéder rapidement à la vente de la participation non stratégique dans la BICIG, la troisième banque gabonaise. Dans ce cadre, l’État est en train d’acquérir une nouvelle banque sur le marché.
Une demande d’approbation de l’opération a été soumise à la COBAC. Si l’acquisition est approuvée, les autorités devront procéder dans un avenir très proche, à la vente de la participation de l’État. Si la COBAC n’approuve pas la demande, l’État se joindra à l’actionnaire principal pour vendre sa participation actuelle, afin que le nouvel investisseur stratégique dispose d’un contrôle majoritaire dans la banque.
Alexandre Le-grand





























