Paris, la capitale française abrite, du 16 au 17 novembre courant, une table ronde organisée par la commission de la CEMAC, dans le but de décrocher des financements pour ses projets intégrateurs.
A l’ouverture de cette rencontre qui se veut à la fois, présentielle et en vidéoconférence, le président de la Commission de la CEMAC, le Pr Daniel Ona Ondo a tenu à repriser ses termes. Selon lui, elle vise à desserrer la contrainte de l’endettement des États en privilégiant les accords de partenariats public-privé en vue du financement des projets intégrateurs de l’Afrique centrale. Avant de décliner les enjeux de cette rencontre, qui selon lui, consistent à renforcer le poids financer des six États membres, fortement engagés ces huit derniers mois auprès des bailleurs de fonds internationaux pour faire face à la pandémie du Coronavirus.
Occasion également pour lui de préciser que cette rencontre ne constitue autre qu’un appel lancé au secteur privé, dans le cadre des accords de Partenariats public-privé que la délégation espère faire signer dans la capitale française. Dans ce cadre, Daniel Ona Ondo a réitéré que, « le secteur privé paraissait être le canal le mieux approprié, pour une allocation optimale des ressources et par ailleurs, face aux contraintes d’endettement qui imposent de se consacrer à la restauration de la viabilité des finances publiques et de l’endettement des États qui ont fait le choix des investissements directs nationaux et étrangers pour accompagner leurs efforts de développement et de transformation structurelle des économies ».
Dans ce cadre, le président de la Commission de la CEMAC a indiqué que le «La plupart des projets présentés à l’occasion de notre table ronde sont prédestinés aux partenariats publics-privés pour lesquels nous avons dans la sous-région des exemples patents de réussite de ce mode de financement des infrastructures». En outre, face au taux d’endettement des États et à la nécessité d’accélérer l’intégration dans la sous-région, l’ambition des dirigeants est de «permettre au secteur privé de devenir le moteur de la croissance inclusive et durable de l’Afrique centrale ».
Pour sa part, le président de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC), Fortunato-Ofa Mbo Nchama, a assuré les potentiels investisseurs sur la rentabilité des 11 projets présentés est rentable. De son avis, « l’Afrique centrale est un diamant brut qui doit encore être poli pour donner tout son éclat». Il a de ce fait lancé une invité aux investisseurs à saisir le moment propice pour investir dans la sous-région, à être les pionniers de ce développement qui se construit, et dont le retour sur investissement est garanti.
« Ce développement inclusif comporte des avantages comparatifs tant pour la sous-région CEMAC que pour tous les investisseurs qui viendront y opérer», a soutenu Fortunato-Ofa Mbo Nchama, tout en assurant aux potentiels investisseurs que l’institution bancaire dont il a la charge «reste disposée à travailler avec tous les partenaires qui manifesteront leurs intérêts pour le financement multiforme des projets dans notre sous-région».






























