Sous l’égide de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale la Direction générale des douanes et droits indirects du Gabon, vient d’abriter un atelier de renforcement des capacités des agents dans le cadre de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine(ZLECAf).
Les thématiques abordées portaient entre autres sur les missions de la douane face à la ZLECAF ; la libéralisation du commerce des marchandises et les règles d’origine et la facilitation des échanges. L’importance dudit atelier, qui se tient à moins d’un mois du lancement de la phase opérationnelle de la ZLECAf, plus précisément le 1er janvier 2021 n’était donc plus à démontrer. En témoignent les allocutions du Commissaire en charge du marché commun, affaires économiques, monétaires et financières de la CEEAC, François Kanimba et du Directeur général des douanes et droits indirects, Admina Atchoughou Boris.
Selon les deux personnalités, la mise en œuvre de la ZLECAf constitue un évènement économique reconnu d’importance particulière pour l’Afrique et notamment l’Union africaine et ses trente-cinq Etats membres parties à l’accord qui ont à ce jour déposé leurs instruments de ratification. Pour le DG, Admina Atchoughou Boris, « cet atelier vient à point nommé pour édifier les participants sur les enjeux et les opportunités liés à ce marché continentale ».
Saluant l’initiative de la direction générale des douanes et droits indirects du Gabon, François Kanimba a rappelé tout l’intérêt manifesté par les autorités gabonaises en tête desquelles, le président de la République, Ali Bongo Ondimba pour l’intégration régionale aussi bien à l’échelle continentale que régionale. Dans ce cadre, François Kanimba a indiqué que « Le Gabon est le premier Etat membre à avoir inséré le Tarif préférentiel de la CEEAC dans sa loi des finances en 2005. De même, le Gabon figure parmi les premiers Etats membres de l’Union Africaine à avoir ratifié le Traité sur la ZLECAf et déposé ses instruments de ratification auprès de la Commission de l’Union Africaine ».
Il a ainsi été précisé aux participants « que désormais les instruments juridiques sur la Zone de libre-échange continentale africaine, notamment le Traité portant création de la ZLECAf, ses protocoles et annexes négociés sont applicables aux échanges commerciaux intra-africains ». De ce fait, « Il revient donc aux services des douanes de les appliquer afin d’en tirer les bénéfices attendus, mais le Commissaire de la CEEAC a tenu à préciser que ces bénéfices ne peuvent se traduire en réalité que si les Etats parties mettent en place un ensemble de réformes ambitieuses d’une part, et si d’autre part, tous les acteurs impliqués dans la mise œuvre jouent effectivement les rôles qui leurs incombent, de manière sérieuse, efficace et efficiente ».
Il est à noter que les Communautés économiques régionales(CER) ont un rôle important à jouer dans la mise en œuvre de la ZLECAf, d’où la nécessité de les impliquer dans le renforcement des capacités des douanes dont l’activité primordiale est de réguler le flux des produits et services aux frontières.
Reconnaissant la lourde responsabilité de la Douane dans le processus d’intégration régionale, le Directeur général des douanes et droits indirects a appelé les participants à relever le défi de la facilitation des échanges et de la sécurisation du flux des marchandises. Avant d’inviter ses collaborateurs à intérioriser les principes qui définissent la ZLECAF et de porter également la réflexion sur une approche cohérente pour sa mise en œuvre effective au sein de la CEMAC et de la CEEAC. Il a enfin émis le vœu que cet atelier marque le début d’un fructueux partenariat entre la Commission de la CEEAC et la Douane Gabonaise. « Nous avons intérêt à tirer profit de la présence du siège de la CEEAC en terre gabonaise », a conclu le Directeur général des Douanes et Droits indirects du Gabon.





























