La Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), vient de lancer un appel à soumissions d’articles pour sa revue de stabilité financière en Afrique centrale RSF-AC 2018.
La thématique de ce document porte sur le « Cycle conjoncturel et cycle financier dans une union monétaire : quels enseignements pour la Cemac ». Selon la Banque, quatre axes devraient être abordés dans cette thématique.
Il s’agit de : la synchronisation des cycles conjoncturel et financier, la caractérisation des cycles financiers dans la Cemac, les conditions financières et la dynamique de la dette dans la Cemac et enfin indicateurs de formation et de matérialisation du risque systémique. Les projets d’articles sont attendus au plus tard le 10 août prochain.
De l’édition 2018, l’on retient que le système financier de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale a évolué dans un environnement caractérisé, sur le plan international, par un léger fléchissement des activités reflet de la montée en puissance des tensions commerciales, des incertitudes quant à l’aboutissement du Brexit et un durcissement des conditions financières et, au niveau sous régional, par la poursuite de la reprise économique.
Ainsi par exemple, le taux de croissance du PIB réel est passé de 0,5 % en 2017 à 1,8 % en 2018, le taux d’inflation est ressorti à 2,2 %, la gestion des finances publiques s’est améliorée, les déficits budgétaire et courant se sont contractés et la soutenabilité externe de la zone s’est renforcée.
En outre, la BEAC indique une résilience appréciable grâce à la bonne tenue du secteur bancaire, malgré la dégradation continue de la qualité apparente du portefeuille global de crédit des banques. Les marchés des capitaux ont été principalement marqués par la mise en œuvre de la décision de rapprochement des institutions de marché financier de la sous-région et l’entrée en vigueur du nouveau cadre opérationnel de la politique monétaire, tandis que les infrastructures financières ont poursuivi leur expansion.
Cette revue a également passé en revue, les actions entreprises par les régulateurs à l’effet de renforcer la solidité des différentes composantes du système financier. Celles-ci ont trait à la fixation des critères d’identification et des modalités de surveillance des établissements de crédit d’importance systémique, l’évolution du cadre réglementaire de la mise en place de la monétique intégrale et la réforme du cadre réglementaire relatif aux services de paiement dans la Cemac à l’effet de préciser les périmètres d’action du superviseur (COBAC) et du surveillant (BEAC).
Enfin, la RSF-AC 2018 publie deux articles. Le premier article analyse les effets de l’exposition des banques de la Cemac au risque de crédit sur la conduite de la politique monétaire et identifie un seuil du risque de crédit au-delà duquel le système bancaire présente des risques de vulnérabilité.
Quant au second article, il examine la manière dont la prise en compte d’une politique macro prudentielle modifie les coefficients de réaction des règles de taux d’intérêt via une approche comparative de la Cemac, du Ghana et de l’Afrique du Sud. Les résultats montrent que l’action des banques centrales sur la liquidité bancaire est plus efficace dans une union économique et monétaire où le secteur bancaire représente une part essentielle du secteur financier.





























