La Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) souscrit désormais à l’objectif final consistant à s’orienter vers une allocation neutre des liquidités. Cette nouvelle approche nécessiterait d’absorber l’excès de liquidité, mais de manière légèrement plus progressive.
La BEAC a récemment accéléré la réduction des injections de liquidités et entend y mettre fin d’ici à la fin 2019 avant de lancer des opérations d’absorption des liquidités en 2020.
Pour étayer sa démarche plus progressive, la BEAC met en exergue cinq raisons. Il s’agit de : l’absorption des liquidités qui pourrait entraver le développement du marché interbancaire ; les banques en difficulté (y compris les banques d’importance systémique) qui seraient soumises à des tensions supplémentaires et l’excès de liquidités, largement détenues par des banques étrangères qui suivent des politiques de crédit très prudentes, qui ne représenterait pas un risque important pour l’inflation et la stabilité extérieure .
A ces facteurs s’ajoutent les volumes importants de liquidités qui seront éventuellement éliminés dans le cadre de réformes en faveur d’un compte de trésorerie unique dans plusieurs pays de la CEMAC et le coût d’absorption des liquidités qui pourrait entraîner des pertes d’exploitation pour la BEAC.
Par ailleurs, les services du FMI encouragent la BEAC à se tenir néanmoins prête à accélérer sa transition vers l’absorption des liquidités au cas où des pressions extérieures se feraient sentir.




























