L’annonce est du ministre de l’Economie et des Finances, Jean-Marie Ogandaga, suite à un entretien avec le groupe financier américain, Bloomberg LP, spécialisé dans les marchés financiers.
Autrement dit, la récente sortie du pays avec succès, sur les marchés des capitaux internationaux semble avoir aiguisé l’appétit des autorités gabonaises sur ce filon des eurobonds. Auréolé de sa récente sortie sur ce segment financier, Jean-Marie Ogandaga a laissé entendre que le pays nourrissait l’ambition d’émettre une nouvelle sortie sur le marché avant la fin de cette 2020.
Si toutes les raisons de cette future sortie ne sont pas élucidées, le ministre gabonais des Finances indique néanmoins que les principales motivations de cette déferlante du pays sur ce marché, reposent essentiellement sur la détermination de trouver des moyens, en vue de réduire le coût de sa dette.
Pour rappel, au mois de janvier dernier, le Gabon avait émis un euro-obligataire d’une valeur de 1 milliard de dollars et a reçu 3,5 milliards de dollars d’offres. Une performance qui, selon le ministre Ogandaga, « témoigne de la confiance du marché ». Avant de spécifier que ‘’la dette a été émise à un rendement de 6,625%, ce qui était à la limite inférieure de la fourchette d’orientation des prix’’.
En matière de perspectives économiques, Jean-Marie Ogandaga se veut par ailleurs bien optimiste. Il indique à cet effet que ‘’La croissance économique pourrait atteindre 5% si les conditions du marché mondial restent favorables. Cela se compare aux prévisions du FMI de 3,4% pour cette année’’.
Toutefois, les observateurs avertis des questions financières et économiques ne cessent de tirer la sonnette d’alarme sur ce recours excessif vers les marchés financiers. Lequel recours, brandissent-ils, ne cesse d’alourdir davantage l’encours de la dette du pays.
Faut-il le rappeler, à la fin du mois de septembre 2019, l’encours de la dette publique du Gabon se situe à 5 107,3 milliards de FCFA. Le portefeuille de celle-ci se décompose en 74,5% de dette extérieure (contre 68,9% en 2018), et de 25,5% de dette intérieure (contre 31,1% en 2018).





























