La psychose d’un affrontement entre le clergé, décidé à rouvrir ses lieux de culte, et le gouvernement a dans l’ensemble, tourné à un dénouement beaucoup plus empreint de compréhension mutuelle, malgré quelques échauffourées.
Malgré l’interdiction décidée par le gouvernement de célébrer les cultes en salle à cause de la pandémie du Covid – 19, les forces de l’ordre ont fini par autoriser quelques prières aux abords des églises, dans le strict respect des mesures barrières sous le regard bienveillant des forces de défense et de sécurité.
Malgré la récupération politique et toute la pression sociale nées autour de cet évènement, les forces de l’ordre commis pour l’application de la loi, ont fait preuve de discernement et de professionnalisme tout au long de l’homélie. Autre détail, Marcel Libama qui, selon certaines sources, aurait été arrêté devant l’église fermée alors qu’il faisait des photos et une vidéo aurait finalement été libéré, indiquent certaines sources.
A Libreville, une messe pontificale présidée par Mgr Iba Ba a pu cependant être célébrée à la cathédrale Notre Dame de l’Assomption de Libreville. A Oyem, la capitale provinciale du Woleu-Ntem para contre, l’on signale toutefois des tirs de grenades assourdissantes afin de disperser la foule qui ne respectait nullement la distanciation. Mgr Jean-Vincent Ondo Eyene et ses fidèles ont prié le rosaire en procession dans la rue. Ce qui ne l’a pas empêché de bénir les militaires avec le Saint-Sacrement avant de conclure la prière. Tout comme lui, Mgr Iba Ba a fini la messe pontificale dite à la cathédrale de Libreville en bénissant les forces de sécurité et de défense.
Dans l’ensemble, selon des sources concordantes, « on n’a noté aucun affrontement entre la communauté religieuse et les agents des forces de l’ordre déployés depuis la veille, afin de prévenir tout débordement. Au contraire, le professionnalisme de ces policiers a été salué par certains qui s’attendaient à être refoulés vers leurs domiciles, mais il n’en est rien ». Dans l’ensemble la mobilisation n’a pas été forte. Les fidèles dans leur immense majorité se sont pliés au respect des mesures gouvernementales.
Pour rappel, alors que la deuxième phase d’allégement des mesures restrictives autorise la célébration des cultes à partir du 30 Octobre prochain, la communauté catholique nationale avait été invitée à une messe prévue sur le parvis des églises d’après l’archevêque métropolitain de Libreville. Le Comité de pilotage du plan de veille et de riposte contre l’épidémie du Covid – 19, avait ainsi décidé de la réouverture des églises avec un service de 30 personnes maximum et des célébrations espacées d’une heure, le temps de désinfecter la salle de culte.




























