Les travaux de la plénière tripartite : gouvernement, Confédérations syndicales et les organisations patronales, ont débuté lundi dernier sous l’égide du ministère de travail, initiateur de la réforme d’un code de travail qui a causé une paralysie dans les secteurs sensibles des hydrocarbures, de l’électricité, de l’eau et autres.
Débutée le 23 janvier, la grève d’avertissement de cinq jours a été préjudiciable à l’économie du pays. Le 27 janvier dernier, le gouvernement qui avait cru éteindre cette grève d’avertissement en ne signant qu’avec deux centrales syndicales : la CGSL et la COSYGA, a revu la copie en discutant avec tous les partenaires sociaux signataires de la grève. D’où la plénière démarrée lundi dernier et qui doit donner ses conclusions en fin de semaine.
C’est dire si la tâche est rude pour le gouvernement qui prend part à ce conclave avec une épée de Damoclès suspendue sur sa tête. Car, si les négociations ne vont pas dans le sens de la protection du travailleur comme l’exigent les syndicats, il y a un grand risque d’une grève plus paralysante pour le pays.
« Les parties feront des suggestions qui permettront d’aboutir à un outil capable de répondre favorablement aux exigences actuelles du marché du travail, tout en mettant l’accent sur la sécurité et l’épanouissement des travailleurs », a précisé le ministère de l’emploi, dans un communiqué de presse.
Le même communiqué qui précise que «cette réforme vise à doter le Gabon d’un code du travail basé sur la flexibilité, l’employabilité, la sécurisation des travailleurs et l’amélioration du climat des affaires. » Wait and see.






























