Après deux exercices atones (croissance deux fois inférieure à la moyenne de la CEMAC), 2019 a renoué avec une croissance plus vigoureuse (3,8%). Ce rebond est largement porté par une relance du secteur pétrolier avec, pour la 1ère fois depuis 3 ans, une production orientée à la hausse.
Selon les prévisions du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, relayée par la direction générale du Trésor en France, l’activité économique au Gabon devrait se contracter de 2% à 2,4 % en 2020 (contre une prévision initiale de +3,8%). Cette projection est plus optimiste qu’en octobre dernier en raison du fait que la contraction de la production pétrolière devrait être limitée (entre -3 et -5%) en 2020.
Le secteur non pétrolier pourrait quant à lui se maintenir au quasi-équilibre en 2020 (-0,1%, contre +4,0% en prévision 2020 pré-Covid). La chute des exportations gabonaises devraient également être faible en raison de la bonne tenue des cours de pétrole au dernier trimestre 2020 : 48 USD depuis mi-novembre ; moyenne de 42 USD sur l’année (alors que, mi-2020, le secteur tablait sur une moyenne à 30 USD). Les importations reculeraient de 4,9%, en particulier celles alimentant le secteur pétrolier.
Ainsi, la perte de revenus issus du secteur pétrolier devrait être moins sévère que prévue. Le ralentissement de l’activité économique, essentiellement au 2ème trimestre 2020, devrait également entraîner une perte de recettes fiscales qui viendra creuser le déficit budgétaire global pour 2020 (5,4% PIB, est.).
Par ailleurs, en plus de la contraction de l’activité économique et du creusement du déficit budgétaire, la validation de l’audit relatif aux arriérés intérieurs pour la période 2015-2017 contribue à dégrader le niveau de dette publique : il atteindrait un niveau inédit estimé à 74,7% du PIB en 2020, contre une prévision préalable de 55,6% avant crise.




























