La procédure a récemment été actée par les ministres du Pétrole, du Gaz, des Hydrocarbures et des Mines, Vincent de Paul Massassa, et celui de l’Économie, Jean Marie Ogandaga.
Les trois blocs d’exploration en question sont : Ezila, Onémbé et Evaro, Ils sont situés à proximité des installations pétrolières des sociétés Perenco Oil & Gas Gabon et Addax Petroleum Oil & and Gas Inc, et couvrent une superficie totale de 5 161 km2 du sous Bassin Nord précisément dans l’Ogooué Maritime.
Fruits de négociations entre l’Etat gabonais et la société Perenco Exploration Gabon SA, dans le cadre de consultations directes, conformément aux dispositions du nouveau code des hydrocarbures promulgué en juillet 2019 par le chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, ils disposent d’une période d’exploration de huit ans.
A travers cette signature de contrat, la société Perenco Exploration Gabon SA, se positionne dans le domaine de la recherche pétrolière en zone conventionnelle où de nombreuses découvertes ont déjà été faites. Au ministère Pétrole, du Gaz, des Hydrocarbures et des Mines on souligne par ailleurs que cet accord signé entre l’Etat gabonais et la société Perenco, témoigne de l’attractivité du bassin sédimentaire gabonais, et du nouveau code des hydrocarbures, jugé plus souple en termes de fiscalité.
S’exprimant au cours de cette cérémonie, qui confirme les atouts du nouveau code pétrolier, le ministre Vincent de Paul Massassa a dit toute sa satisfaction quant à la signature de ces contrats. « Cet événement devrait nous rendre plus qu’optimiste, car la traversée du désert s’est arrêtée depuis l’année dernière avec les découvertes enregistrées dans notre bassin sédimentaire. Il s’agit là du fruit d’un effort soutenu de nos partenaires historiques dont Perenco. Ceci devrait rassurer tous les autres opérateurs en cette période de revalorisation de notre bassin. Cette revalorisation passe également par la mise en vente des 35 blocs dans le cadre du 12ème appel d’offre toujours en cours», a- t-il déclaré.
Aperçu du secteur
Le Gabon occupe le 5ème rang des producteurs pétroliers en Afrique Sub-saharienne, après le Nigeria, l’Angola, le Congo (Brazzaville) et la Guinée Equatoriale. Selon la « BP Statistical Review 2014 », le Gabon dispose de 2 milliards de barils de réserves prouvées. Il a, en juillet dernier réintégré l’OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole) et son retour au sein de l’ITIEdevrait être accéléré. Le bassin sédimentaire gabonais couvre ainsi une superficie de 247 000 Km², dont 30% on-shore et 70% off-shore. Environ 47% de la surface attribuée est ouverte à l’exploration.
Production
La production gabonaise s’est établie à 11,92 millions de tonnes en 2015, soit environ 230 000 barils/jour, en hausse de 8,6% par rapport à 2014 du fait de la mise en production de certains champs marginaux et de l’optimisation d’autres champs. Mais la production est globalement en repli du fait du déclin naturel des champs matures. Elle devrait, selon les prévisions des autorités, baisser pour atteindre 10,97 millions de tonnes en 2016, malgré la légère hausse enregistrée au 1er trimestre 2016.
Depuis le début de l’exploitation pétrolière au Gabon dans les années 60, la production pétrolière a atteint son pic en 1997 (qui correspondait à la production maximale atteinte par Rabi, le plus gros gisement du Gabon) avec un plafond record de 18,56 millions de tonnes. Les espoirs se tournent désormais vers l’exploitation en off-shore profond qui a fait l’objet d’appels d’offres successifs pour l’attribution de blocs pétroliers.
L’essentiel de la production de pétrole gabonais (brut essentiellement) est exporté, soit 11,017 millions de tonnes en 2015 (+10,9% par rapport à 2014)
L’Asie reste la première destination du pétrole produit au Gabon (51%), suivie par l’Europe (31%). Viennent ensuite l’Amérique Latine et les Caraïbes (15%) suivie de l’Amérique du Nord (3%), aujourd’hui autosuffisant. En 2012, la société de courtage suisse Vitol SA a signé un contrat à long terme avec la société d’Etat Gabon Oil Company pour l’exportation de la part de pétrole revenant à la République gabonaise. Avant cette date, c’était la société suisse Petrolin Group, qui gérait les ventes du brut local, le plus souvent au profit d’Exxon Mobil et du raffineur américain Hovensa.





























