Sur les neuf premiers mois de l’année, l’encours de la dette est resté quasi-stable (+0,4%). Elle se situe à 5 107,3 milliards de FCFA.
Cette quasi-stabilité du stock de la dette publique s’explique par la baisse du stock de la dette intérieure (-18%) en dépit de la hausse de l’encours extérieur de 8,3%, liée à l’accroissement de 33,7% de l’encours de la dette multilatérale sur les neuf premiers mois de l’année. La baisse de la dette intérieure provient du repli de toutes les composantes.
Le portefeuille de la dette publique se décompose comme suit: 74,5% de dette extérieure (contre 68,9% en 2018) et de 25,5% de dette intérieure (contre 31,1% en 2018).
Au terme des neuf premiers mois de l’année 2019, l’exécution de la dette indique une hausse substantielle des règlements notamment extérieurs, une chute des tirages sur financement extérieur et une quasi-stabilité de l’encours par rapport à la même période en 2018.
Les règlements
A fin septembre 2019, le règlement de la dette s’est élevé à 558,2 milliards de FCFA. Il est en hausse de 17% par rapport à la même période en 2018.
Ces efforts de paiement s’observent particulièrement sur la dette extérieure (+30,4%), représentant 61,6% des règlements de la période à 344 milliards de FCFA contre 214,2 milliards de FCFA de paiement de la dette intérieure.
Le règlement de 344 milliards de la dette extérieure provient de la dette multilatérale (112,2 milliards de FCFA), commerciale (136,2 milliards de FCFA), bilatérale (53,5 milliards de FCFA) et marché financier international (42,1 milliards de FCFA).
S’agissant des règlements de la dette intérieure, l’augmentation (+0,4%) s’explique par les efforts de paiements de la dette bancaire (+61%) et celle du marché financier régional (+10,9%), soit 89,7% du montant total payé sur la dette intérieure.






























