Le Covid -19 et l’effondrement des cours du pétrole toucheront tous les pans de l’économie gabonaise en 2020. C’est ce que révèle une récente analyse du Fonds monétaire international (FMI), en lien avec la crise du Coronavirus.
Dans son rapport, le Fonds table sur une contraction de 0,4 % du PIB réel en 2020 – contre une croissance de 3,8 % au moment de la dernière réunion du conseil d’administration en décembre 2019 – et une forte fragilisation des positions budgétaire et extérieure. Deux facteurs qui engendreront d’importants besoins de financement additionnels.
Dans le même temps, les perspectives de croissance s’annoncent plus faibles, voir négatives. Les objectifs de production pétrolière sont ainsi revus à la baisse, pour prendre en compte, en premier lieu, la baisse de la demande mondiale et la réduction des projets d’investissement destinés à améliorer la production des vieux puits de pétrole.
Concernant l’activité non pétrolière, l’on prévoit une croissance de 0,4 %. Soit 3,6 points de pourcentage de moins qu’au moment de la dernière réunion du conseil d’administration en décembre 2019. Cela, en raison du déclin enregistré dans la plupart des secteurs.
Le Covid-19 aura un impact négatif sur la production de l’agriculture, l’industrie manufacturière et plusieurs autres services, au rang desquels, la perturbation des échanges, la baisse des investissements, la demande mondiale déprimée et l’absentéisme croissant au travail.
Affaiblissement de la position extérieure
Sous l’effet de la chute des cours et de la production, les exportations pétrolières plongeront. Tandis que les exportations non pétrolières diminueront elles aussi, sous l’effet du ralentissement de la croissance mondiale. La chute des cours internationaux du pétrole et le recul des investissements aideront à contenir les importations, en dépit d’augmentations dues aux fournitures médicales liées à la riposte au COVID-19.
Dans l’ensemble, les chocs creuseront le déficit des transactions courantes à environ 8,5 % du PIB, contre 2 % du PIB prévus au moment de la dernière réunion du conseil d’administration en décembre 2019. Quant aux IDE, ils devraient reculer d’environ 153 milliards de FCFA (1,7 % du PIB), sous l’effet de la baisse des cours internationaux du pétrole et des bénéfices du secteur pétrolier.




























