Dans le cadre de la structuration de la profession de commissionnaire agréé en douane, le gouvernement vient de rendre public, les résultats d’un audit de ce secteur d’activités lancé en février 2019.
L’audit de ce secteur visait deux objectifs principaux : mettre un terme aux récriminations faites à l’endroit desdits commissionnaires d’une part, et présenter la nouvelle politique de gestion et d’encadrement de ce secteur d’activité d’autre part.
Au terme de cet exercice, plusieurs dysfonctionnements ont été relevés. On a par exemple noté manque de compétences nécessaires pour le traitement efficient des demandes d’agréments par le comité consultatif.
A cela s’ajoutent : les lourdeurs relatives au temps nécessaire à la mainlevée des marchandises du fait de la présence de plusieurs intervenants sur la chaîne logistique ; l’absence de professionnalisme de certains commissionnaires en douane ; le défaut de localisation et d’identité de la plupart des sociétés et identifiées, certaines, dans la plupart des cas, étant installées dans les domiciles des propriétaires.
La pratique avérée du communautarisme dans les relations commerciales avec des affaires traitées en fonction de l’appartenance aux mêmes origines et/ou communautés constitue également un écueil à cette profession.
En guise de recommandations, l’on a préconisé la création d’un agrément national dont la durée de vie est limitée à deux ans, en remplacement des autorisations provisoires d’exercer ; l’affichage de la liste de tous les commissionnaires agréés en douane dans tous les bureaux centraux ; la création d’un conseil de discipline au sein de la profession ; l’établissement de contrôles périodiques de cette activité et enfin, l’interdiction de prêter ou de céder son profil.





























