Le financement du chantier de la Transgabonaise prend progressivement corps avec l’ouverture d’un compte séquestre à la Banque centrale (BEAC) par le gouvernement.
Selon le gouvernement, ce compte est destiné au financement des études relatives aux travaux préliminaires de ce chantier. Il sera alimenté par une partie des taxes reversées ou collectées par les entreprises Olam Palm Gabon SA, Olam Rubber SA et Gabon Special Economique Zone SA et ses affiliées au cours de l’exercice 2020.
Les conditions d’utilisation du montant versé sur ce compte séquestre et son fonctionnement sont fixés dans le contrat de partenariat, signé en date du 24 octobre 2019 entre la SAG et l’Etat Gabonais.
Pour rappel, le projet de la Transgabonaise prévoit la réhabilitation de 780 km de routes entre Libreville et Franceville. Il est exécuté dans le cadre d’un partenariat public-privé avec la Société autoroutière du Gabon (SAG), détenue par Arise (groupe Olam) et le Fonds d’investissement français, Meridiam.
Complémentaire au Transgabonais (voie ferrée d’environ 669 km, reliant Libreville à Franceville, dans le sud-est du Gabon), la Transgabonaise revêt plusieurs enjeux. Il s’agit entre autres de désenclaver la capitale, mais aussi de construire un axe logistique hautement stratégique pour écouler la production de grumes et de produits agricoles.






























