L’institution de Bretton Woods appuie cette lecture sur un certain nombre d’indicateurs macroéconomiques.
Il s’agit notamment des importants progrès enregistrés dans le rééquilibrage des finances publiques ; du redressement des compte courant, malgré la subsistance des facteurs de vulnérabilité et enfin de la stabilité du secteur financier dans l’ensemble, malgré une mise en œuvre des réformes jugée lente.
Selon le Fonds monétaire international (FMI), en 2018, la croissance économique était restée faible (0,8 %), mais des données provisoires semblent indiquer qu’elle s’est affermie au cours des huit premiers mois de 2019 en raison d’une forte hausse de la production pétrolière (17,7 % sur un an) et d’une expansion du secteur minier et de l’agro-industrie.
Dans l’intervalle, l’inflation était tombée à 0,9 % à fin septembre 2019, ce qui tenait principalement à la baisse des prix des denrées alimentaires. La progression des crédits au secteur privé, à fin septembre 2019, était restée modérée (4,0 % en glissement annuel).
En outre, les autorités ont fait d’importants progrès dans le rééquilibrage des finances publiques. En 2018, le solde des finances publiques hors pétrole s’est amélioré de 2 points de pourcentage pour atteindre -7,6 % du PIB hors pétrole. Ce chiffre est toutefois 1,2 % en dessous de l’objectif fixé dans le programme avec le Fonds.
De plus, les efforts importants faits pour réduire la masse salariale ont été contrebalancés par le montant moins élevé que prévu des recettes fiscales et le dépassement des dépenses, y compris dans les comptes spéciaux et les transferts aux entreprises publiques. Une amélioration de l’exécution du budget a été constatée au cours des neuf premiers mois de 2019, avec la poursuite des efforts visant à accroître les recettes non pétrolières et à freiner les dépenses non prioritaires.
Les recettes non pétrolières étaient globalement conformes aux objectifs du programme, et en septembre, les dépenses étaient inférieures de 0,7 % du PIB hors pétrole à l’objectif indicatif. Cela étant, le déficit budgétaire primaire non pétrolier n’était que légèrement inférieur à l’objectif du programme (0,1 point de pourcentage du PIB hors pétrole). Cela, en raison principalement d’un niveau de prêts nets plus élevé que prévu (0,4 point de PIB hors pétrole). Enfin, l’excédent budgétaire global était plus élevé que prévu grâce à la solidité des recettes pétrolières.




























