Dans ses récentes analyses du contexte macroéconomique du Gabon, le FMI rappelle qu’il s’avère urgent d’apurer les arriérés intérieurs, d’assoir une gestion des finances publiques plus rigoureuse et une meilleure transparence des finances publiques. Cela, afin d’améliorer les résultats au niveau macro budgétaire et de réduire les facteurs de vulnérabilité face à la corruption.
Selon le Fonds, le stock important d’arriérés intérieurs pèse sur l’investissement privé et le système bancaire. Il est urgent d’apurer le stock des arriérés existants et de renforcer l’exécution du budget pour éliminer les retards de paiement et l’accumulation de nouveaux arriérés. Dans ce cadre il souligne qu’une gestion des finances publiques plus rigoureuse et une meilleure transparence des finances publiques amélioreront les résultats au niveau macro budgétaire.
En outre ce dispositif devrait également réduire les facteurs de vulnérabilité face à la corruption. Malgré les efforts faits pour mettre en œuvre le cadre révisé de gestion des finances publiques, à la suite de l’adoption en 2015 de la loi organique, relative aux lois de finances transposant une directive de la Cémac, la crédibilité du budget reste faible.
Elle fait ainsi apparaître d’importantes disparités entre le budget approuvé et le budget exécuté. Dans le même temps, les institutions chargées de la gestion des finances publiques ne sont en outre pas à même de jouer pleinement leur rôle dans la prévention de la corruption.
Pour inverser cette tendance, le Fonds souligne qu’il s’avère nécessaire d’améliorer la qualité des données budgétaires et de réduire les dépenses extrabudgétaires. Dans cette logique, le renforcement de la transparence budgétaire, grâce à la publication des données (par ex. des rapports trimestriels sur les arriérés et le budget) et la divulgation d’autres informations (par ex. engagements hors bilan, statistiques trimestrielles du programme d’investissement public sur les marchés passés et les procédures), demeurent primordiale.
Le FMI souligne enfin qu’il importe de rendre pleinement opérationnel le compte unique du Trésor (CUT) et d’interdire toutes transactions en espèces en dehors de ce mécanisme, y compris en adoptant et mettant en œuvre le décret relatif au Comité de trésorerie abrogeant et remplaçant les dispositions antérieures – arrêté de 2018 -, en cohérence avec les recommandations issues de l’assistance technique du FMI.






























