Les arriérés de la dette publique sont un problème de longue date au Gabon. En effet, non seulement elles pèsent sur la performance des programmes du pays, elle posent également des risques pour la solvabilité du pays et entravent le fonctionnement optimal du secteur privé.
Grâce à l’appui du Fonds monétaire international (FMI), le pays a fait des progrès importants vers la réduction de ses arriérés de dette. Le stock total a été réduit de 9,7% fin 2016 à 3,3% du PIB à fin septembre 2019. Une grande partie de cette réduction concernait les arriérés de la dette extérieurs, qui ont été entièrement apurés en mars 2019.
En attendant les résultats de l’audit de la dette intérieure en cours, les efforts fournis par le pays dans le sens de l’apurement de cette dette intérieure sont salutaires. Elles représentent une première étape vers l’établissement d’un plan d’apurement et ainsi qu’un engagement fort à la gestion des arriérés de cette dette intérieure.
En effet, pour éviter de nouvelles accumulations des arriérés de la dette, les autorités gabonaises ont par exemple initié des mécanismes permettant d’éviter les problèmes de coordination qui ont conduit à des arriérés dans le passé.
Dans ce cadre, les ministères du budget et de l’Economie ont été fusionnés, selon les recommandations de l’assistance technique récente du FMI sur la gestion de la trésorerie. Cette nouvelle approche a également conduit à la tenue des réunions hebdomadaires entre les unités de trésorerie et de la dette pour discuter des flux de trésorerie.
En outre, la mise en œuvre du Compte unique du Trésor a renforcé la visibilité sur la disponibilité des fonds pour le paiement de la dette. Le mécanisme de régulation des dépenses permet également de mieux contrôler les dépenses désormais.
Les améliorations des systèmes d’information ont aussi renforcé le suivi des délais de paiement, pour garantir le transfert en temps voulu des fonds à Banque centrale. Conséquences directes, les engagements pris par le pays sur les nouveaux arriérés extérieurs demeurent intact depuis mars 2019.
Les autorités entendent également mettre en œuvre les recommandations du FMI en matière d’assistance technique pour empêcher davantage l’accumulation d’arriérés de la dette et régler pleinement les arriérés intérieurs en suspens.
Il s’agit notamment du renforcement des cadres de contrôle interne et d’audit; moderniser le système informatique y compris la systématisation de l’utilisation du système informatique pour toutes les dépenses (y compris les agences) et l’amélioration des interconnexions.
A ces dispositions s’ajoutent enfin la refonte et l’opérationnalisation du comité de trésorerie et du budget ainsi que des mécanismes de suivi de son exécution, sans pour autant oublier la refonte du Compte séquestre TVA.






























