Visiblement, la pilule de l’audit initié par la task force présidentielle sur la dette intérieure aurait du mal à passer auprès de certaines entreprises recalées, après vérification de l’effectivité de leurs créances par l’Etat.
En effet, l’on se rappelle qu’après vérification sur le terrain de leurs marchés, plusieurs entreprises qui, pourtant étaient en attente de règlement de leurs factures par l’Etat, avaient été finalement déboutées. Parce qu’accusées de fausses factures, voire de surfacturation, de travaux fictifs ou tout simplement de manipulations.
Les autres incongruités font également état la passation de marché non conforme avec plus de 90%, passés de gré à gré. Au pire, l’État a souvent été engagé par des personnes qui n’avaient pas autorité à le faire. L’audit a aussi révélé que plusieurs travaux commandés n’ont pas été exécutés, beaucoup de surfacturations évidentes, et le non-respect des engagements fiscaux et sociaux. Vent debout, plusieurs de ces entreprises épinglées essayent tant bien que mal et par tous les moyens aujourd’hui à ne pas se laisser dicter la loi.
Or, la méthode implémentée par la task force consistait en la vérification de l’effectivité de la réalisation du marché sur le terrain. Résultats des courses, sur un montant de 559 milliards de FCFA de dette intérieure audités, 370 milliards de FCFA jugés fictifs ont été annulés.
Pour rappel, la taskforce présidentielle a été créée le 20 juin 2020. Elle est composée d’experts comptables et de techniciens de la direction générale de la dette, de la direction du trésor, du budget, des impôts, des magistrats du parquet de Libreville et d’agent judiciaire de l’État.
Son but est de déceler la dette intérieure réelle et assurer le paiement des créances tangibles des entreprises. L’objectif de l’État est d’assainir les finances publiques, de lutter contre la fraude, d’assurer la transparence et la bonne gouvernance.





























