Le secteur minier gabonais a évolué dans un environnement caractérisé par la croissance de la production mondiale d’acier au carbone de 3,6%, atteignant un niveau record de 1867 millions de tonnes, indique la Direction de générale de l’économie et de la politique fiscale (GDEPF).
Cette évolution a été soutenue par une forte demande chinoise, (+8,3%) tirée par les marchés de la construction et des infrastructures. En outre, la croissance de la demande et le maintien d’un cours avantageux sur une partie de l’année, ont favorisé une hausse de la production de minerais, conduisant à un rapport offre/demande légèrement excédentaire. En conséquence, les stocks de minerai dans les ports chinois se sont élevés à 4,7 millions de tonnes (Mt) à fin 2019, en hausse de 1,6 Mt par rapport à fin 2018.
La production nationale
Dans ce contexte, l’industrie minière nationale a été très dynamique en 2019, au regard des records de production enregistrés par deux des trois opérateurs (Comilog et Nouvelle Gabon Mining). Ainsi, la production de minerai et d’agglomérés a atteint 7,3 millions de tonnes, soit une progression de 25,4% par rapport à 2018. Cette embellie est liée aux améliorations opérationnelles sur les sites miniers, suite à l’utilisation d’un nouveau procédé de traitement à sec du minerai, et au renforcement des capacités de production du gisement de Biniomi, près de Franceville.
Les exportations et les ventes
Les exportations ont fait un bond de 17% à 6,1 millions de tonnes contre 5,2 millions de tonnes en 2018. Cela s’explique par la fermeté du carnet des commandes (Chine notamment). Les ventes ont également augmenté de 14,7%. Cependant, le chiffre d’affaires consolidé du secteur mines a reculé de 6,3% à 739,2 milliards de FCFA, en raison de la baisse des prix du minerai de manganèse. En effet, les prix ont subi un repli, pour finir à 2,59 USD/dmtu en décembre, en raison de l’augmentation des stocks de minerai dans les ports chinois. Le prix moyen a été de 5,06 USD/dmtu en 2019, en chute de 22,6% par rapport à 2018 (6,54 USD/dmtu).
Les investissements
Les investissements ont considérablement augmenté (+50,3%), passant de 97,7 milliards de FCFA en 2018 à 146,9 milliards de FCFA en 2019. Ceux-ci ont concerné les travaux préparatoires de la mine (plateaux d’Okouma et de Bagombé) et les travaux d’aménagement et d’installation des usines du site de Lebaye à Okondja en vue de son entrée en production.































