Certains observateurs, dont Mays Mouissi, analyste économique gabonais, spécialiste en contrôle des risques et sécurité financière, appellent à la poursuite de la réduction du nombre d’agences et surtout à la suppression pure et simple de l’Agence nationale des grands travaux d’infrastructures (ANGTI).
Selon cet analyste économique gabonais, cette disposition devrait permettre à l’Etat de limiter le gaspillage d’argent public créé par les doublons et la superposition des missions des agences et de celles des administrations centrales.
En se référant aux résolutions des travaux de la task-force sur les finances publiques du 2e trimestre 2018, il indique que c’est lors de ce conclave que ce principe de réduction de moitié du nombre d’agences, avait été arrêté. Celles-ci, selon lui, devaient passer de 183 à 82 pour.
Particulièrement critiquée en raison de son caractère budgétivore et de son absence de résultats, il souligne que l’Agence nationale des grands travaux d’infrastructures, qui fut dès sa création, proposée à la suppression par nombre d’experts, continue de truster une part importante du budget de l’Etat alors que ses missions peuvent être réaliser à moindre coût par les services techniques de l’administration des Travaux publics.
A cet effet, il préconise que la situation des finances publiques de l’Etat impose d’aller au bout de la rationalisation du nombre de ces agences publiques qui constituent autant de poches d’économies potentielles.
Et d’ajouter ‘‘La rationalisation initiée demeure incomplète sans la suppression pure et simple de l’Agence nationale des grands travaux d’infrastructures (ANGTI) et la réaffectation de l’intégralité de ses missions aux départements techniques du ministère en charge des Travaux publics ».
De plus, « Outre les économies sur les charges récurrentes qu’engendrerait la suppression de l’ANGTI, elle permettrait également de redonner des moyens d’action et de la cohérence aux chantiers d’infrastructures initiées par l’administration des Travaux publics », soutient-il.
Et de conclure, « Maintes fois alertées sur les dérives et la déperdition financière causée par la création tous azimuts d’agences, les autorités ne sont senties obligées de réagir timidement que sous la pression du Fonds monétaire international (FMI). Plus que par le passé, elles se doivent d’entendre raison sur ces questions ».






























