Dans ce cadre, un protocole d’accord a été signé entre le gouvernement gabonais et l’Organisation des Nations Unie pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO). Objectif : exécuter un projet de coopération technique intitulé : « Appui au développement de l’aquaculture commerciale intensive en zone péri urbaine au Gabon ».
Selon la représentation de la FAO au Gabon, il s’agit en effet, de tester les nouvelles méthodes de développement d’une aquaculture commerciale durable. Cette approche constitue une réponse aux difficultés que rencontre l’aquaculture au Gabon. Ses activités étant surtout axées sur la pisciculture avec l’élevage du Tilapia comme espèce dominante.
Le projet s’inscrit dans le cadre de l’Initiative globale de la FAO sur la croissance bleue dans sa composante, développement d’une aquaculture durable. Ce projet contribuera à l’accroissement durable de la production halieutique nationale pour répondre aux objectifs de diversification de l’économie gabonaise et de sécurité alimentaire et nutritionnelle.
Dans le cadre des activités de ce projet, une mission s’est rendue dans la province du Woleu-Ntem (nord du pays), en vue d’identifier des principales contraintes et des besoins en renforcements de capacités pour le développement d’une pisciculture en étang intensive afin de mettre en place des modules de formation adaptés aux besoins des pisciculteurs.
La mission conduite par Lionel Kinadjian, chargé à la FAO des pêches et de l’aquaculture vise à cerner des principales contraintes des fermes piscicoles des provinces de l’Estuaire et du Woleu-Ntem. Il s’agira principalement d’identifier les pisciculteurs motivés pouvant prendre part aux formations du projet ; établir des Baseline concernant les systèmes de production mis en œuvre notamment les paramètres d’exploitation technico économiques ; identifier et évaluer des besoins en formation des pisciculteurs pour le développement d’une pisciculture commerciales en étang, notamment en ce qui concerne les développements des aménagements piscicoles appropriés.
Au terme de la mission, les résultats attendus permettront de cerner les principales contraintes d’exploitation ainsi que les besoins en formation des capacités des pisciculteurs en vue de mettre en place des modules pédagogiques adaptés.
l’Aquaculture, un secteur identifié pour soutenir et d’optimiser la diversification de l’économie
Au Gabon, l’aquaculture est identifiée comme l’un des secteurs ayant le potentiel de soutenir et d’optimiser la diversification de l’économie gabonaise. On dénombre une centaine de de fermes piscicoles pour la plupart de type extensif.
Les ambitions développées par le gouvernement sur ce secteur sont nombreuses. Il s’agit entre autres de : l’autosuffisance en produits halieutiques frais, congelés et/ou transformés; la définition d’une politique favorisant la transformation locale et l’appropriation d’une partie de la valeur ajoutée ; la mise en place d’un cadre réglementaire attractif à l’investissement national et étranger ; le renforcement institutionnel ; le développement des infrastructures; la promotion de l’investissement dans les stations piscicoles.





























