Dans un scénario de référence décrit par le Fonds monétaire international (FMI), sous l’effet de l’ajustement budgétaire en cours et d’une stratégie d’emprunt prudente, la dette publique du Gabon tombera, selon les prévisions, à environ 43 % du PIB d’ici à 2024.
Les différents tests de résistance indiquent que le niveau de la dette publique reste soutenable dans les scénarios de choc standards. Néanmoins, les tensions sur la liquidité sont considérables. Le service de la dette représentant une part importante des recettes. En outre, le problème des arriérés extérieurs est réglé, mais celui des arriérés intérieurs subsiste.
À l’avenir, les tensions sur la liquidité pourraient s’intensifier avec l’arrivée à échéance d’euro-obligations sur la période 2022–25. Il existe par ailleurs, d’importants risques liés au profil de la dette. Notamment, à la grande part que représentent la dette envers des non-résidents et la dette en monnaies étrangères.
Il s’avère donc essentiel d’établir des antécédents en matière de règlement à temps des obligations au titre du service de la dette, de prendre des mesures préventives pour atténuer les risques de refinancement des euro-obligations et d’adopter une stratégie crédible de gestion de la dette à moyen terme pour relever les défis posés par des besoins de financement élevés.




























