La loi de finances rectificative adoptée en juin prévoit un budget en baisse de 9 % par rapport aux prévisions initiales, en faisant l’hypothèse d’un prix du baril moyen pour l’année en forte baisse (30 USD, contre 57 USD dans la LFI), mais d’un maintien de la production (10,4 millions de tonnes métriques).
Les dépenses d’investissement sont réduites d’un quart. Mais les dépenses de fonctionnement – et en particulier les salaires, des fonctionnaires – sont assurées.
Même si la richesse par habitant du pays est trop élevée pour qu’il puisse bénéficier du moratoire accordé par le Club de Paris et les pays du G20, le pays a été parmi les premiers à recevoir une aide d’urgence du Fonds monétaire international (FMI).
Le taux d’endettement du pays devrait également augmenter et passer de 55,6 à 68,7 % du PIB. Le FMI anticipe désormais une entrée en récession de l’économie gabonaise en 2020. Malgré tout, c’est le seul pays de la région pour lequel les prévisions ont été (légèrement) revues à la hausse en juin, -0,9 % au lieu des -1,2 % selon les prévisions d’avril dernier.
On reste loin des hypothèses initiales (+3,8 %), mais le Gabon pourrait néanmoins être parmi les pays pour lesquels l’impact de la crise resterait relativement modéré.






























