Dans un entretien à la presse locale, le Directeur général de l’Agence nationale de promotion des investissements (ANPI-GABON), Gabriel Ntougou revient sur les enjeux du nouveau Guichet numérique de l’investissement (GNI), dédié aux investisseurs et aux créateurs d’entreprises, récemment mis en place.
De l’avis de M. Ntougou, la mise en place de cet outil au sein de l’ANPI s’inscrit dans le cadre des missions assignées à l’ANPI-GABON. Lesquelles consistent à veiller sur les opérations administratives relatives à la création d’entreprises, mais également à attirer les investisseurs au Gabon.
Le nouveau Guichet numérique de l’investissement constitue un lieu géographique où se retrouvent toutes les administrations impliquées dans la création des entreprises. Dans cet écosystème de services, se trouvent par exemple, le greffe du tribunal, le service des impôts pour l’enregistrement des statuts et procès-verbaux ; de l’Office gabonais de la propriété industrielle (OGAPI) ; de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale(CNAMGS) et le Journal Officiel.
Selon le Directeur général, le guichet numérique proprement dit consiste à numériser tous ces services. A preuve, a-t-il indiqué, « Aujourd’hui, nous avons créé une plateforme en ligne à laquelle accèdent tous les investisseurs, opérateurs économiques et quiconque souhaitant créer une entreprise. En back-office, les services précités valident les dossiers sur cette plateforme. Ce qu’il faut retenir c’est que le guichet n’est plus physique mais digitalisé ». Par ailleurs, « la mise en place de cet instrument cadre avec la stratégie de développement de l’ANPI », poursuit-il.
Avant d’apprécier que « La Covid-19 est arrivée, c’est un choc externe qui a fragilisé notre économie. Les choses se sont plutôt bien passées car, nous étions déjà prêts, face à la Covid-19 qui imposait la limitation des contacts, et la mise en place des mesures barrières. Le GNI arrivait à point nommé. C’est une bonne coïncidence parce que pendant la période du confinement les agents du guichet travaillaient à domicile une fois connectés ».
En termes de plus-value, il met en exergue la digitalisation des services de ce guichet. « Fini, les files d’attente. Les opérateurs n’ont plus besoin de se déplacer. Ils ont juste besoin de leur téléphone portable ou d’un ordinateur connecté à internet pour accéder à la plateforme dudit guichet numérique », explique-t-il.
L’autre avantage de cet instrument réside sur la réduction de la paperasse à traiter par les administrations. En même temps qu’il règle la question de l’archivage et de la perte des documents . Tout simplement, indique, -t-il, «puisque les dossiers sont mis en ligne par l’opérateur économique lui-même. D’un côté, vous avez également la réduction des coûts des transactions pour les opérateurs et de l’autre côté, vous avez l’amélioration du service administratif ».
Et d’ajouter «Par ailleurs, ce que l’investisseur étranger ou local attend, c’est que sa requête soit traitée rapidement, avec le moins de contraintes. Aujourd’hui, avec le GNI on a pu observer qu’il y a des entreprises qui ont été créées en Jamaïque, en Europe. C’est en ce sens que la création de ce guichet contribue à l’attractivité des investisseurs dans le pays ».
Résultats des courses, depuis le lancement dudit guichet le 02 juin 2020, plus de 2 630 sont comptes ouverts, tandis que 1 600 entreprises ont été créées. La plupart d’entre elles étant des entreprises individuelles, soit 80 % ; tandis que 128, soit 20 % sont des sociétés. En outre, près de 800 fiches circuits ont déjà été délivrées. «Ce n’est plus un papier qu’on envoie, ils les reçoivent par mail avec un code QR. Lequel permet de vérifier la fiabilité du document», précise M. Ntougou.
Le directeur général de l’Agence nationale de promotion des investissements indique également que la création du Guichet unique d’investissements s’inscrit dans le processus de diversification de l’économie préconisé par le chef de l’Etat, Ali Bongo, dans sa vision du Gabon émergent qui repose sur le Plan stratégique Gabon émergent (PSGE). «Cette diversification nécessite que l’entreprise soit au-devant de la scène. C’est pourquoi, l’amélioration du climat des affaires est une politique très importante pour que notre pays accède à l’émergence. Par conséquent avec ce GNI, on s’inscrit pleinement dans la vision du chef de l’Etat qui souhaite que les administrations soient proches et accessibles aux opérateurs économiques pour le développement de leurs activités », indique-t-il.
Pour Gabriel Ntougou, c’est tout l’intérêt du Guichet unique d’investissements. Ce, du fait qu’il permet de connecter toutes les administrations qui ont besoin d’informations sur ces entreprises. Bref, précise-t-il, « le GNI est un outil qui offre des facilités de travail dans l’administration ».
Toutefois, l’initiative rencontre quelques écueils. Elle éprouve quelques difficultés à l’instar des formations entamées qui ont rencontrées un ‘’bug’’ sur cette plateforme, en raison du trafic. A cela, la grève actuelle des impôts qui cause un préjudice au processus, à cause des retards dus à ce mouvement d’humeur. Ce, d’autant que c’est cette administration qui délivre les immatriculations et enregistre les statuts et le procès- verbal. Conséquences, on assiste aujourd’hui à une accumulation des dossiers, déplore M. Ntougou.






























